La Surcompense : Une comédie sur l’identité et la quête de soi
Benny, un jeune homme au passé de star du football dans une petite ville de l’Idaho, entre à l’université tout en cachant son orientation sexuelle. « Vous pouvez être qui vous voulez être ici ! », lui a-t-on dit lors de sa première journée au collège. Cette phrase le pousse à se confronter à lui-même et aux faux semblants qu’il entretient.

Une quête d’acceptation personnelle
Dans la nouvelle série « La Surcompense », créée par Benito Skinner, ce dernier incarne Benny, un étudiant qui tente désespérément de dissimuler sa sexualité dans un environnement universitaire. La première saison, composée de huit épisodes diffusés depuis le 15 mai sur Prime Video, suit son parcours durant son premier semestre au Fictional Yates College. Benny multiplie les efforts pour convaincre ses pairs et surtout lui-même qu’il est hétéro.
Il essaie notamment d’approcher Carmen (Wally Baram), une étudiante de première année, et finit par rejoindre une société secrète vierge près des valeurs traditionnelles dominantes où se déroulent des rituels d’initiation harcelants. Cependant, il réalise rapidement qu’il n’éprouve aucune attirance envers Carmen ; ses tentatives demeurent infructueuses même lorsqu’il s’exclame « Je vais vraiment baiser du vagin ce soir ! ».
L’humour brut qui émerge parfois rappelle les caractéristiques typiquement liées aux comédies adolescentes : dès le début de la série, son père se fait frapper dans l’entrecuisse par un frisbee alors que sa mère aide à emménager Benny dans son dortoir.
Un récit engagé sur des thèmes contemporains
« La Surcompense » aborde également des sujets plus profonds tels que le chagrin et la pression sociale. Alors que Benny traverse ses dilemmes intérieurs, Carmen porte toujours le poids du décès tragique de son frère. Grace (Mary Beth Barone), sœur aînée de Benny, doit quant à elle faire face à la réalité douloureuse d’une relation toxique avec Peter (Adam Dimarco).
S’ajoutent à cela divers personnages secondaires intrigants comme George (Owen Thiele) qui gère le magasin du campus et offre souvent un miroir ironique à chaque tentative maladroite faite par Benny pour cacher sa vraie nature.
Skinner réussit aussi habilement à glisser quelques apparitions célèbres tout au long des épisodes : Charli XCX supervise la musique et apparaît dans l’un des épisodes tandis que Megan Fox joue une version fantasmée d’elle-même pour aider Benny avec ses problèmes via des affiches accrochées à son mur.
Une représentation authentique mais diversifiée
Leurs personnalités nuancées ajoutent profondeur aux archetypes simples souvent rencontrés dans ce type scénaristique.
D’ailleurs, Skinner s’inspire également beaucoup de sa propre vie ainsi que du succès massif rencontré sur TikTok où il a accumulé plus d’un million de followers avant cette adaptation télévisuelle.
Avec une tonalité sincère réussissant généralement à capter l’attention malgré quelques clichés inhérents aux récits centraux adolescents, « La Surcompense » pourrait bien retrouver audience afin que chacun puisse voir très bientôt quel chemin empruntera Benny vers son auto-acceptation définitive.