Peacock, le service de streaming, se distingue cette saison d’Halloween en proposant une vaste sélection de films d’horreur. Dans son catalogue figurent des classiques des années 1930 à 1940 ainsi que des œuvres emblématiques des années 1980 comme « The Thing ». Le film « Phantasm » (1979) est mis en avant comme un chef-d’œuvre sous-estimé du genre.
Un héritage cinématographique unique
Peacock met en lumière « Phantasm » , réalisé par Don Coscarelli et sorti en 1979. Cette œuvre, qui a été produite pour un budget de 300 000 $, a rapporté plus de 22 millions de dollars au box-office. Elle suit l’histoire d’un jeune garçon nommé Mike (interprété par A. Michael Baldwin), confronté à la mort de ses parents et à la distance grandissante avec son frère Jody (Bill Thornbury). La relation entre les deux frères devient tendue alors que Mike s’acharne sur le mystère entourant une figure troublante connue sous le nom de The Tall Man, incarnée par Angus Scrim.

Les éléments visuels innovants et l’intrigue captivante permettent à « Phantasm » de se démarquer dans le paysage cinématographique. Les séquences mémorables incluent le mystérieux Tall Man portant un cercueil seul et un sphère chromée mortelle qui attaque ses victimes, contribuant ainsi aux frissons offerts par le film.
Une narration déroutante
Cependant, la narration non conventionnelle du film peut dérouter les nouveaux spectateurs. L’affirmation selon laquelle « la logique de narration n’a pas de sens » trouve écho chez certains critiques. Effectivement, comprendre l’intrigue superficiellement ne suffit pas ; il est nécessaire d’expérimenter les événements à travers les yeux des personnages.
La transformation du Tall Man en femme séduisante lors d’une scène clé soulève également des questions sans réponse immédiate. Ces choix narratifs visent davantage à provoquer une réaction émotionnelle qu’à fournir une explication rationnelle claire au public.
Une franchise hétéroclite
Après le succès initial du premier film, « Phantasm II » a vu le jour en 1988, distribué par Universal Pictures bien que moins rentable au box-office. Malgré cela, la franchise s’est développée avec trois autres films réalisés principalement par Coscarelli lui-même.
La possibilité pour les fans d’accéder facilement aux cinq films sur Peacock est exceptionnelle et souligne l’importance culturelle persistante de cette série souvent négligée mais cohérente dans son récit fantastique.
Le caractère unique et singularisé du méchant principal ainsi qu’une mythologie riche font de Phantasm une série intrigante qui défie toutes normes classiques établies dans le domaine horrifique : « C’est une série qui défie les attentes et la logique », confirme-t-on.
En somme, alors que Halloween approche, Peacock invite les amateurs d’horreur à redécouvrir ces joyaux souvent relégués au second plan dans l’univers cinématographique horrifique contemporain.