Birkenstock annonce une augmentation des prix de ses chaussures pour compenser les tarifs américains
Birkenstock a décidé d’augmenter globalement les prix de ses chaussures afin de contrer l’impact des tarifs imposés par le président Donald Trump. Cette hausse sera limitée à un chiffre faible et aura lieu dans tous les marchés où la marque est présente.
Stratégie de prix
Lors d’un appel aux investisseurs, Ivica Krolo, le chef des finances de Birkenstock, a confirmé cette stratégie en déclarant qu’il leur était nécessaire d’appliquer une « augmentation de prix à un chiffre faible à l’échelle mondiale » pour compenser pleinement l’impact tarifaire.

Production et origine des matériaux
La marque allemande souligne que sa production est majoritairement européenne, avec 100 % de ses produits fabriqués sur le continent et 96 % de ses matériaux également sources européennes, réduisant ainsi son exposition aux impacts tarifaires imposés par les États-Unis.
Impact des tarifs américains
Le 2 avril dernier, Trump avait annoncé que des tarifs supplémentaires de 10 % s’appliqueraient aux marchandises importées aux États-Unis, y compris celles provenant de l’Union européenne. Cependant, une pause de 90 jours sur ces tarifs a été annoncée le 9 avril pour permettre des négociations commerciales.
Optimisation de la production
Krolo a indiqué que ces nouvelles mesures ne modifieraient pas la structure globale des prix chez Birkenstock. Les chaussures les plus populaires du fabricant, telles que les modèles Arizona et Boston, sont vendues autour de 150 $, mais il n’a pas précisé quelle serait l’ampleur exacte des augmentations ni quels modèles pourraient être concernés.
Pour atténuer davantage l’impact économique lié aux tarifs américains, Birkenstock envisage également d’optimiser sa production et d’améliorer ses négociations avec les fournisseurs.
Performance financière
Au dernier trimestre, la société a enregistré une croissance impressionnante avec une augmentation de 19 % par rapport à l’année précédente et un chiffre d’affaires total atteignant 574,3 millions d’euros, soit environ 643,2 millions $. Les ventes en Amérique ont constitué la majorité du revenu trimestriel avec 312,5 millions d’euros, suivies par le marché européen où elle a gagné 212,8 millions d’euros, tandis que la région Asie-Pacifique a contribué avec seulement 47,8 millions d’euros.
Les responsables n’ont pas encore révélé des détails sur le calendrier exact ou le montant précis proposé pour ces augmentations futures.