Des rôles émergents pour l’IA dans le monde professionnel

À l’ère de l’intelligence artificielle (IA), de nouveaux emplois apparaissent, intégrant des compétences techniques et humaines. Des postes comme concepteur de décisions, officier d’expérience en IA et conseiller en éthique numérique se profilent alors que les entreprises s’adaptent à cette transformation.
Une collaboration homme-IA essentielle
Les nouvelles fonctions nécessitent une compréhension approfondie des interactions entre humains et IA. Sabari Raja, associé directeur de JFFVentures, souligne : « Ces nouveaux rôles impliquent de concevoir cette collaboration, de former des équipes à cet effet et de déterminer où le jugement humain entre en jeu ». Les personnes occupant ces postes doivent appréhender les limites cognitives des humains tout autant que le fonctionnement des modèles d’IA.
Marinela Profi, responsable de la stratégie mondiale du marché de l’IA chez SAS, souligne un changement dans la façon dont les entreprises adoptent l’IA : « Nous sommes allés au-delà de la simple adaptation de l’IA aux rôles existants. Nous voyons maintenant des signes d’entreprises qui les construisent pour une ère d’IA native ».
De nouveaux rôles adaptés aux défis actuels
Le rôle clé du concepteur de décisions en IA sera crucial alors que les entreprises délèguent davantage certaines décisions critiques à l’IA, comme détecter la fraude ou approuver des prêts. Profi explique que ce rôle « créerait les cadres » nécessaires afin que toutes nos interactions avec ces systèmes demeurent responsables et transparentes.
De même, le poste récemment proposé d’officier d’expérience en IA a pour mission centrale d’assurer une interaction humaine positive avec cette technologie. Il a été précisé : « Cela déplace la conversation. à “Comment les gens vivent et travaillent-ils avec l’IA ?” », selon Marinela Profi.
Établir un cadre éthique en matière d’IA
La mise en œuvre sécurisée et éthique devient également incontournable, entraînant un besoin croissant pour des conseillers spécialisés. Shahab Samimi, PDG d’Humanoid Global, explique : « Construire une IA éthique est compliqué [.] Les entreprises ont besoin de quelqu’un qui se concentre sur la sécurité ».
Il n’existe pas encore d’organisme officiel dédié à encadrer ces normes mais plusieurs groupes comme l’Organisation internationale de normalisation (ISO) offrent déjà leurs recommandations sur la sécurité.
Vers une reconfiguration complète du travail
En résumé, ces changements représentent bien plus qu’un simple ajustement aux outils numériques existants ; il s’agit là d’une véritable transformation organisationnelle. Sabari Raja note : « La plupart ne réalisent pas encore [.] cela représente une reconfiguration complète ». Les enjeux sont donc considérables tant au niveau économique que sociétal.
L’avenir semble prometteur pour ceux qui sauront naviguer avec compétence dans cet environnement complexe où tech et humanité doivent coexister harmonieusement.