Le Brésil inaugure la plus grande biofabrique de moustiques pour combattre les maladies

Le Brésil ouvre la plus grande usine mondiale de moustiques pour lutter contre les maladies vectorielles

Le Brésil inaugure la plus grande biofabrique de moustiques pour combattre les maladies

Le 10 octobre, le Brésil a inauguré à Curitiba l’usine de production de moustiques la plus grande au monde. Cette initiative vise à combattre les virus tels que la dengue, le Zika et le chikungunya dans 40 municipalités aux taux d’infection élevés.

Un projet ambitieux soutenu par l’État

La nouvelle usine, bâtie par la Fondation Oswaldo Cruz en partenariat avec le Programme mondial contre les moustiques, a nécessité un investissement de plus de 15 millions de dollars. Elle est capable de produire jusqu’à 100 millions d’œufs par semaine, ce qui pourrait bénéficier à environ 140 millions de personnes. Lors de l’inauguration, Alexandre Padilha, ministre brésilien de la Santé, a déclaré : « Le Brésil est désormais à la pointe de cette technologie au niveau mondial. Aucun autre pays ne dispose d’une telle capacité publique de production de moustiques à Wolbachia ».

La technique consiste à infuser des moustiques Aedes aegypti avec la bactérie Wolbachiace qui rend leurs progénitures femelles stériles et diminue significativement leur capacité à véhiculer des maladies.

Des résultats prometteurs

L’introduction des moustiques Wolbachia a été testée pour la première fois au Brésil il y a plus d’une décennie. Les projets pilotes menés notamment dans les villes de Niterói et Rio de Janeiro ont montré une réduction moyenne allant jusqu’à 69% des cas de dengue.

Les chercheurs affirment également que « moins d’hospitalisations et des économies significatives pour le système public » sont attendues grâce à cette méthode : pour chaque 19 cents investis, environ 90 dollars sont économisés en traitements et médicaments, selon Fiocruz.

Une expansion nécessaire

Le ministère brésilien prévoit d’étendre son réseau vers d’autres régions comme le Nord-Est et l’Amazonie où les conditions climatiques favorisent la reproduction des moustiques. Parallèlement, il avance aussi sur le développement national d’un vaccin contre la dengue avec l’Institut Butantan, visant une production annuelle estimée à 60 millions doses dès 2026.

Ce projet fait partie intégrante du cadre stratégique du Brésil pour aborder les défis posés par les maladies transmises par les moustiques tandis que l’Organisation mondiale de la santé considère Wolbachia comme un outil efficace et sûr complémentant ainsi autres campagnes sanitaires.

Alexandre Padilha conclut : « Il s’agit d’une politique de santé publique fondée sur la science brésilienne, avec un impact direct sur la vie de millions de personnes ».

Passionné de boxe et de belles histoires sportives, je couvre les rings du monde entier avec un œil attentif aux détails qui font la différence. Entre deux reportages, on me retrouve souvent en salle d’entraînement ou autour d’un bon livre.