Une broche de Napoléon mise aux enchères à Genève

Ce mercredi 12 novembre, une broche en diamant ayant appartenu à l’empereur Napoléon Ier sera mise aux enchères au palace Mandarin Oriental de Genève dans le cadre de la vente « Royal & Noble Jewel » de Sotheby’s. Cette pièce unique a un historique fascinant lié à la bataille de Waterloo.
La broche circulaire, créée spécialement pour Napoléon vers 1810, a été abandonnée par ce dernier lors du désastreux affrontement du 18 juin 1815. En déroute après la bataille, il n’a pas pu récupérer certains chariots bloqués contenant ses effets personnels et précieux bijoux.
Les caractéristiques du joyau
Mesurant environ 45 mm de diamètre, cette broche est ornée d’un grand diamant ovale pesant 13,04 carats, entouré d’environ une centaine d’autres diamants taille ancienne. Ces derniers sont agencés en deux rangées concentriques. La pièce est estimée entre 120 000 et 200 000 francs suisses (environ 129 000 à près de 215 000 euros) et figure comme un lot phare lors de cette vente aux enchères prévue pour ce mercredi.
Trois jours après la bataille, cette broche fut offerte en trophée au roi prussien Frédéric-Guillaume III, avec plusieurs objets récupérés des voitures impériales abandonnées, tels qu’un chapeau et une épée. L’objet a depuis fait partie des collections royales prussiennes avant d’être transmis vers d’autres propriétaires privés.
Un bijou chargé d’histoire
Au-delà de sa beauté esthétique, cette broche possède une importante valeur historique. Selon Sotheby’s : « Le changement de propriétaire… incarne un revirement spectaculaire pour la Prusse… l’ascension de la Prusse comme l’une des grandes puissances d’Europe. » Ce bijou symbolise donc non seulement le déclin final du règne napoléonien mais également l’émergence nouvelle d’une Prusse forte sur la scène européenne.
Avec sa capacité à survivre plus de deux siècles tout en témoignant des bouleversements qui ont façonné le continent, cet exceptionnel bijou en diamants revêt une valeur presque talismanique qui attire tant les collectionneurs que les passionnés d’histoire.