Destruction imminente de contraceptifs par le gouvernement américain : un gaspillage dénoncé
Le 27 juillet, l’annonce du gouvernement américain a suscité des réactions vives concernant la destruction d’un stock de contraceptifs d’une valeur de 9,7 millions de dollars, destinés à des pays pauvres, principalement en Afrique. Le Département d’État a précisé qu’il avait exploré toutes les options pour éviter cette décision.

900 000 dispositifs implantables et plus de 2 millions de paquets oraux. Chelsea Polis, chercheuse au Guttsmacher Institute, souligne que ces contraceptifs pourraient protéger plus de 650 000 femmes pendant un an et environ 950 000 femmes pendant trois ans.
Une décision controversée
Les lois américaines interdisent l’envoi d’aide aux organisations offrant des services liés à l’avortement. Un porte-parole du Département d’État a déclaré : « Le département confirme qu’une décision préliminaire a été prise pour détruire certains produits de contrôle des naissances abortifacents des contrats de l’USAID à l’ère Biden ». La destruction coûtera environ 167 000 dollars, alors que la plupart des contraceptifs ont encore une durée avant expiration supérieure à 70%, selon ses dires.
La Belgique et plusieurs groupes humanitaires ont tenté sans succès d’empêcher cette destruction. Les contraceptifs étaient initialement prévus pour un programme d’aide s’élevant à 9,5 milliards de dollars sur dix ans, visant plus de 40 nations.
Réactions politiques
Cette situation soulève également des préoccupations parmi les législateurs américains. Un groupe bipartisan incluant les sénateurs républicains Lisa Murkowski (Alaska) et démocrates Jeanne Shaheen (New Hampshire) ainsi que Brian Schatz (Hawaï), s’est opposé à cette décision qui est perçue comme une perte importante dans la lutte contre les grossesses non désirées. Shaheen s’est exprimée en ces termes : « Il s’agit d’un gaspillage des dollars américains des contribuables et d’une abdication du leadership mondial américain dans la prévention des grossesses involontaires ».
L’UNFPA et la Fédération internationale Planned Parenthood ont exprimé leur intérêt pour recevoir ces fournitures essentielles mais n’ont pas reçu réponse favorable aux propositions faites.
Impact global
Micah Grzywnowicz, directeur régional chez Planned Parenthood Global, critique cette démarche en déclarant : « C’est le sommet de l’hypocrisie pour un gouvernement qui prêche efficacement tout en détruisant négligemment ces fournitures lorsque le besoin n’a jamais été aussi grand ». De plus, Sarah Shaw ajoute que le retrait américain a été « une catastrophe » pour la chaîne logistique mondiale liée aux contraceptifs.
En Afrique subsaharienne, où une augmentation notable des naissances adolescentes est observée, passant à 6,1 millions en 2021 contre 4,5 millions en 2000, cette situation prend une ampleur alarmante. Bien que seulement 30% des femmes utilisent actuellement le contrôle des naissances sur ce continent, Deboafrica révèle qu’une majorité souhaiterait avoir accès à ces méthodes si disponibles.
Dans un contexte où bruit autour du gaspillage alimentaire apparaît également préoccupant avec 551 tonnes d’aliments destinés aux enfants récemment NHS aliénés aucune aide possible vers leurs destinations nécessaires remplacés par ceux-ci sont réellement prêt?