Plus de 500 cabinets d’avocats se sont unis pour contester les décrets exécutifs de Donald Trump visant à cibler ceux qui ont représenté ses opposants. Parmi les plus prestigieux, certains n’ont pas voulu s’associer à ce mouvement. Les avocats expriment des préoccupations sur l’équilibre entre leurs obligations professionnelles et la protection de leur entreprise.
Plus de 500 avocats s’opposent aux décrets de Donald Trump
Vendredi, plus de 500 cabinets d’avocats, y compris quelques-uns des plus influents du pays, ont déposé un mémoire judiciaire pour s’opposer aux ordres exécutifs pris par Donald Trump. Ces ordres visaient directement des firmes ayant embauché ses ennemis politiques.

Les entreprises majeures gardent le silence face aux menaces
Malgré la mobilisation, les 27 cabinets d’avocats les plus rentables n’ont pas signé le mémoire. De Kirkland & Ellis, qui a réalisé 8,8 milliards de dollars en revenus l’année passée avec près de 3 800 avocats, à Paul Hastings, dont les revenus dépassent deux milliards, ces géants du secteur sont restés largement silencieux.
Des cabinets leaders font front commun contre les attaques
Le mémoire soutient notamment le cabinet Perkins Coie, identifié par Trump comme une menace après avoir représenté plusieurs adversaires politiques. Selon la déclaration : « Les plus grands cabinets d’avocats sont extraordinairement puissants, et dans ce cas, ce pouvoir les paralyse ».
Des groupes importants rejoignent le mouvement malgré des réticences
Bien que plusieurs grandes sociétés aient choisi de ne pas soutenir cette initiative collective, certaines comme Freshfields et Arnold & Porter ont affiché leur soutien au document. Cela souligne une fracture dans la communauté juridique quant à la manière dont ils doivent réagir face aux attaques politiques.
Les préoccupations éthiques des avocats évoquées par Eimer
L’avocat Eimer, impliqué dans le processus, a déclaré : « Je comprends pourquoi mettre en danger leur entreprise est leur préoccupation primordiale. Mais en fin de compte, les avocats ont une obligation envers les tribunaux et la Constitution qui remplace notre intérêt commercial ».
Même si plus de 500 bureaux se sont unis pour faire entendre leur voix contre ce qui pourrait être considéré comme une atteinte à la justice indépendante, l’absence des plus grands noms illustre un dilemme complexe où obligations éthiques et considérations commerciales entrent souvent en conflit.