Le calvaire d’Arès, berger allemand mort après avoir été traîné à 80 km/h par son maître

Un homme a été impliqué dans un récent incident tragique à Dalhem, en Belgique, où son chien a été retrouvé mort après avoir été traîné derrière son véhicule. L’affaire, largement relayée sur les réseaux sociaux, a entraîné des réactions vives et des conséquences alarmantes pour le propriétaire de l’animal.

  • Un chien nommé Arès a été traîné à 80 km/h par son maître, causant sa mort.
  • Le conducteur a affirmé avoir ignoré la présence du chien dans le coffre, mais des témoins contestent cette version.
  • La maison du propriétaire a été incendiée après une vague de violence et de menaces sur les réseaux sociaux.
  • Les autorités appellent au calme et rappellent que la justice doit traiter l’affaire conformément à la loi.

Le calvaire d’Arès, berger allemand mort après avoir été traîné à 80 km/h par son maître

Le drame s’est déroulé vendredi soir lorsque plusieurs témoins ont aperçu un chien nommé Arès, accroché à sa laisse alors qu’il était traîné sur la route par une voiture roulant à 80 km/h. Les images diffusées en ligne ont suscité une vague d’indignation parmi les internautes.

Une version controversée des événements

Suite aux violences subies par Arès, le conducteur est rapidement identifié grâce aux efforts des utilisateurs des réseaux sociaux. Le lendemain de l’incident, il se rend au commissariat de police de Hermalle et présente sa version des faits comme celle d’un accident. Selon lui, il aurait laissé son chien dans le coffre pendant plusieurs heures alors qu’il fréquentait un café. Il prétend ne pas avoir remarqué la présence du chien pendu à l’extérieur jusqu’à ce qu’une conductrice appelle son attention via ses appels de phares.

Cependant, cette explication diverge de celle donnée par une automobiliste nommée Victoria, qui a filmé l’incident. Elle relate : « J’ai klaxonné à plusieurs reprises pour le faire s’arrêter… Sa réponse glaçante : « Je fais ce que je veux, c’est mon chien ». » Ce témoignage met en cause la responsabilité du conducteur dans la mort d’Arès.

Incendie criminel et tensions grandissantes

Après que la chasse à l’homme ait fait rage sur les réseaux sociaux, le propriétaire reçoit conseil de quitter son domicile pour sa sécurité. Malheureusement, malgré les recommandations policières, il n’a pas suivi ces conseils et sa maison a été incendiée durant la nuit de dimanche à lundi. Des graffitis « tueur de chien » ont également été retrouvés sur les lieux. Heureusement pour lui, il était présent mais a pu s’échapper sans blessure lors du sinistre.

Réactions officielles face à un climat tendu

Serge Fillot, bourgmestre d’Oupeye, déplore cette escalade violente : « On est passé à autre chose là : … c’est devenu une chasse à l’homme ». Il appelle au calme et avertit contre toute forme de justice personnelle : « Le citoyen ne se fait pas justice soi-même ».

Selon la législation belge concernant la maltraitance animale, le propriétaire risque entre 8 jours et 3 ans d’emprisonnement ainsi qu’une amende pouvant aller jusqu’à 8 millions d’euros et le retrait du permis de détention d’un animal.

Cet événement tragique rappelle non seulement les responsabilités liées à posséder un animal mais aussi les risques engendrés par une réaction collective excessive face aux actes répréhensibles.

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