Le nouveau film de Camille Rutherford explore les luttes créatives d’un écrivain en herbe
À partir du 20 mai, le film “Jane Austen a détruit ma vie”, avec Camille Rutherford dans le rôle principal, met en lumière les obstacles artistiques auxquels son personnage, Agathe, est confronté. L’actrice évoque des thèmes universels de doute et d’identité dans cette comédie romantique.
Camille Rutherford incarne un personnage complexe
Dans le film “Jane Austen a détruit ma vie”, Rutherford joue Agathe, une écrivaine française débutante qui participe à un atelier consacré à l’œuvre de Jane Austen en Angleterre.

Lors d’une récente interview réalisée par Zoom, elle partage son identification aux difficultés créatives de son personnage. « Chaque fois que je commence un nouvel emploi en tant qu’actrice, j’ai toujours l’impression de ne pas être assez bon, comme Agathe quand elle essaie d’écrire des romans », confie Rutherford. Cette réflexion résonne chez beaucoup de professionnels qui souffrent du syndrome de l’imposteur : « Nous avons tous des moments dans nos vies où nous pensons que nous ne sommes pas intelligents, drôles… pour quoi que ce soit », ajoute-t-elle.
L’écriture décomplexée au cœur du récit
La réalisatrice et scénariste Laura Piani affirme que le film s’inspire non seulement des œuvres romantiques d’Austen telles que “Pride and Prejudice” et “Emma”, mais également des défis contemporains liés à l’écriture. Elle souligne : « Il était important… de faire une rom-com qui embrasserait le genre et jouerait avec la formule ». Le fil rouge demeure l’aspiration personnelle : « C’est seulement parce qu’elle a atteint ce rêve qu’elle peut réellement reconnaître l’amour ».
Dans le cadre de son parcours artistique tumultueux, Agathe fait face aux réalités modernes telles que les applications de rencontres tout en travaillant à la librairie emblématique Shakespeare and Company.
Des thèmes intemporels abordés avec humour
Selon Rutherford et Piani, l’intérêt pour les récits romantiques reste fort aujourd’hui. L’actrice exprime : « La solitude n’est pas naturelle. Nous avons tous besoin d’amour ».
Ce constat fait écho à la pérennité des thèmes présents dans les œuvres d’Austen. Piani précise que le sens aigu de l’humour chez Austen contribue à donner une dimension intemporelle à sa littérature : « Elle était tellement en avance sur son temps qu’elle nous parle encore aujourd’hui ». Le film présente également une scène marquante où Agathe est surprise nue par Oliver (interprété par Charlie Anson) quand elle se trompe de porte.
À ce sujet, Rutherford préfère ignorer toute connotation sexy associée à sa nudité : « Je déteste quand je dois être nu si c’est une scène. Ça n’avait pas besoin d’être sexy. C’était drôle », conclut-elle. Ce dernier projet illustre parfaitement comment la création contemporaine continue de dialoguer avec notre rapport aux classiques tout en réfléchissant sur nos propres expériences émotionnelles et sociales.