Le Canada et l’Union Européenne renforcent leur coopération face à la menace des droits de douane imposés par Donald Trump. Les industries affectées, notamment celle de l’acier et de l’automobile, cherchent des solutions pour surmonter cette situation alarmante. Les échanges commerciaux entre les deux entités pourraient jouer un rôle clé dans la résistance économique.
Le Canada se rapproche de l’Union Européenne face aux menaces fiscales
Dans le cadre d’une guerre commerciale exacerbée par les droits de douane annoncés par Donald Trump, le Canada envisage une coopération accrue avec l’Union Européenne. Cette initiative vise à lutter efficacement contre les restrictions commerciales visant plusieurs secteurs économiques cruciaux. Chris Wyatt, directeur des ventes de Kubes Steel en Ontario, souligne que son entreprise exporte 80 % de sa production d’acier vers les États-Unis.

Cependant, depuis le 12 mars dernier, ces exportations sont désormais soumises à un droit de douane élévé de 25 %. Cette décision a provoqué une grande incertitude au sein du secteur : « Nous sommes bien sûr préoccupés et il y a une grande incertitude. Nos grands projets sont mis sur la touche », confie-t-il.
Lors du salon international des technologies industrielles à Hanovre où Wyatt a exposé ses services au milieu d’importants acteurs du marché mondial, Olaf Scholz a appelé à renforcer les liens commerciaux entre le Canada et l’UE. Selon lui, ces deux entités « se complètent presque idéalement » dans différents secteurs comme la construction de machines ou les énergies renouvelables.
Des implications inquiétantes pour l’industrie automobile allemande
La crise des tarifs douaniers s’étend également à l’industrie automobile allemande, qui pourrait faire face à un tarif supplémentaire annoncé par Washington pouvant atteindre jusqu’à 25 %.
Milko Konzelmann, dirigeant d’une petite entreprise familiale allemande qui expédie plus d’un quart de sa production aux États-Unis s’alarme : « Si elle n’a d’autre choix, nous nous tournerons davantage vers les pays asiatiques ». L’absence d’une réponse rapide constitue une préoccupation majeure pour Konzelmann : « Cela prendrait des années , c’est une grande décision ». L’angoisse semble palpable parmi ses collègues du secteur automobile.
Les entreprises américaines réagissent face aux nouvelles taxes
Lors du même événement en Allemagne, plusieurs industriels américains ont reconnu leur compréhension des défis liés aux droits imposés par Trump. Ryan Mosher, représentant de Conrader, a déclaré : « Nous devons être en mesure de rivaliser. » Malgré cela, il reste lucide concernant leurs résultats financiers possibles en raison des frais supplémentaires : « Je vais perdre pas mal d’argent », admet-il simplement.
Une autre chef d’entreprise américaine illustrant ce problème est Suzanne Stewart, qui produit des toiles tissées en métal et fait remarquer que certains matériaux nécessaires ne sont pas disponibles localement. Elle conclut ainsi son point :