La nouvelle série « Carême », qui sera diffusée sur Apple TV+ à partir de mercredi, retrace le parcours fascinant de Marie-Antoine Carême, considéré comme le premier chef célèbre du monde. Cette production combine l’univers culinaire avec une dimension historique et politique, révélant comment la gastronomie a joué un rôle dans les relations diplomatiques au début du XIXe siècle.
Le personnage emblématique de Marie-Antoine Carême
Marie-Antoine Carême, né dans la misère à Paris à la fin du XVIIIe siècle, est parvenu à conquérir les palais européens en cuisinant pour des figures telles que Napoléon Bonaparte et des diplomates étrangers. Réalisé par Martin Bourboulon, « Carême » s’inspire d’un livre d’Ian Kelly et propose une vision moderne de cette époque historique tout en restant fidèle aux éléments qui ont marqué ce personnage clé.

Une approche audacieuse par Martin Bourboulon
Bourboulon a déclaré : « Notre vision était d’éviter un style dramatique d’époque ». Pour illustrer cela, il a intégré des costumes contemporains tout en les fabriquant sur mesure. Les dialogues sont tenus dans un français moderne, apportant ainsi une touche d’actualité au récit historique. Benjamin Voisin, qui incarne Carême, a été décrit comme ayant l’attitude rebelle de Mick Jagger ou Lenny Kravitz.
Cuisine et sensualité au programme
Le réalisateur souligne également le lien entre cuisine et sensualité : « J’ai trouvé des similitudes entre les scènes de sexe et les scènes alimentaires », indique-t-il. La série explore cet aspect sous plusieurs angles tout en incorporant des éléments politiques significatifs.
Un contexte historique troublé
L’histoire commence en 1800 alors que Napoléon (interprété par Frank Molinaro) consolide son pouvoir après ses victoires militaires. Au milieu d’une France post-révolutionnaire où les luttes internes perdurent, Carême doit naviguer habilement entre ses ambitions culinaires et sa loyauté familiale : son père est arrêté alors qu’il refuse un poste pour servir Napoléon.
Carême se voit donc contraint à cuisiner pour divers diplomates afin d’aider son père. Un plat marquant sera notamment une pyramide de dessert flamboyant servie lors d’une rencontre avec l’ambassadeur britannique pour symboliser la réconciliation franco-britannique durant les tensions liées à leurs rivalités coloniales.
Une mise en scène inspirée
Bourboulon trouve son inspiration dans des émissions comme « Top Chef » pour rythmer ses scènes culinaires. Benjamin Voisin confie qu’il n’était pas familier avec la cuisine avant ce projet mais qu’il a pris soin d’apprendre auprès des élèves chefs de l’école Ferrandi à Paris afin de mieux incarner son rôle.
Une histoire tournante autour du dévouement féminin
Henriette (Lyna Khoudri), amour loyal mais aussi espionne, apporte une modernité au personnage avec sa détermination affichée à travers sa façon dont elle porte un corset traditionnel mêlé à des vêtements pratiques permettant plus d’aisance.
Elle conclut : « Une équipe française peut réussir cela compte tenu de ses ressources ».
Une exportation compétente
« Carême », traitant tant du sexe que des dynamiques politiques maîtrisées sous couvert gastronomique, illustre bien le savoir-faire français désormais reconnu mondialement selon Bourboulon : « Nous aimons ressembler à cela en France. » La série promet ainsi d’être non seulement une exploration captivante du potentiel culinaire français mais également un reflet pertinent de ses implications historiques.