Le Kennedy Center sous la présidence de Trump : entre célébration et controverse
Le président Donald Trump s’apprête à célébrer sa prise de contrôle du Kennedy Center en assistant à un gala de collecte de fonds prévu pour le 11 juin, où sera jouée la comédie musicale « Les Misérables ». Cette soirée suscite déjà des manifestations, plusieurs membres de la distribution envisageant un boycott. En parallèle, Richard Grenell, nommé par Trump à la tête du Kennedy Center, a affirmé qu’aucun boycott n’avait été signalé.
Des artistes se mobilisent contre le gala
Richard Grenell a rapidement réagi en déclarant : « Tous les artistes qui ne sont pas assez professionnels pour se produire devant des clients de tous horizons, quelle que soit leur affiliation politique, ne seront pas accueillis. » Le Kennedy Center souhaite être un espace où les gens d’origines politiques diverses peuvent se réunir sans tenir compte des votes passés. La Maison Blanche n’a pas encore répondu aux demandes de commentaires sur cette affaire. Bond Theatrical, l’agence en charge de la tournée mentionnée, n’a pas précisé si certains artistes avaient décidé de se retirer mais a confirmé que le spectacle serait joué « tout au long » du contrat avec le Kennedy Center.

Tensions artistiques suite aux décisions controversées
Le rachat par Trump du Kennedy Center et sa décision d’éliminer les anciens membres bipartisans nommés par Joe Biden ont suscité une levée de boucliers chez plusieurs artistes. Des personnalités telles qu’Issa Rae et Rhiannon Giddens ont annulé des engagements au centre en signe de protestation. De plus, la comédie musicale Hamilton a abdiqué une tournée prévue l’année prochaine. Les invitations pour le gala indiquent un niveau de parrainage d’or à hauteur de 2 millions d’euros ainsi qu’un parrainage d’argent pour 100 000 euros ; tous deux incluent des séances photo avec Trump.
Une passion pour Broadway
Fan inconditionnel des comédies musicales Broadway des années 1980 comme « Les Misérables », « Cats » ou encore « Phantom of the Opera », Trump avait fait part lors d’une réunion au conseil d’administration d’une question ludique sur quelle comédie musicale était la meilleure. Selon lui : « Quand vous allez regarder ‘Les Miz’, quand vous allez regarder ‘Phantom of the Opera’, vous savez à quel point certains talents sont formidables. » Trump aspire également à moderniser ce bâtiment emblématique ouvert en 1971, espérant obtenir un budget supplémentaire dépassant six fois celui habituellement accordé par l’État fédéral ; cela représente environ 257 millions d’euros destinés aux réparations nécessaires selon un communiqué émis par son comité. La tension entourant cet événement illustre bien les défis actuels auxquels est confronté le monde artistique américain dans une époque politiquement chargée.