Le 7 mai, Patrice S., un ostéopathe de 52 ans, a comparu devant le tribunal judiciaire de Paris pour des charges d’agressions sexuelles aggravées sur plusieurs de ses patientes. Aveugle depuis l’âge de 6 ans, il encourt une peine de quatre ans d’emprisonnement, dont 18 mois ferme.
- Patrice S., ostéopathe aveugle, comparu devant le tribunal pour agressions sexuelles.
- Huit femmes l'accusent d'agressions commises entre 2019 et juin 2021.
- Une plaignante a été contrainte à un cunnilingus sans son consentement.
- Patrice S. s'est défendu en invoquant un « défaut de communication ».

Contexte des accusations
Au cours de l’audience, la présidente du tribunal a détaillé les allégations portées par huit femmes concernant des agressions commises dans son cabinet entre 2019 et juin 2021. La première plaignante a révélé avoir été contrainte à un cunnilingus lors d’une séance en avril 2021 ; elle s’était rendue chez Patrice S. pour des douleurs musculaires. Évaluant le traumatisme causé, elle a témoigné « ne pas savoir pourquoi » elle n’avait pas pu réagir pendant les faits.
Autres témoignages
D’autres témoignages évoquent également un comportement inapproprié lors des massages. Une plaignante a rapporté avoir été mordillée à l’oreille et embrassée sans consentement durant une séance qui lui avait laissé un profond sentiment de dégoût. Sept plaignantes se sont manifestées après que la police ait contacté près de 900 patients du praticien afin d’enquêter plus largement sur les possibles victimes.
Défense de Patrice S.
Patrice S. décrit par certains comme un excellent masseur et ancien athlète médaillé aux Jeux Paralympiques, s’est défendu au cours du procès en invoquant « un défaut de communication manifeste ». Il admet avoir pratiqué un cunnilingus sur la première plaignante mais soutient qu’il répondait à une demande non verbale de sa patiente.
Position de l’avocat
Son avocat, Me Ian Knafou, a avancé que « une des plaignantes, en sortant de son massage, a envoyé un SMS à sa mère disant que c’était génial ». Selon lui, toutes sauf la première n’ont jamais exprimé leur inconfort avant que les enquêteurs ne se manifestent.
Implications et verdict
Les faits examinés revêtent donc une extrême gravité et mettent en lumière des préoccupations autour du consentement et du respect dans le cadre thérapeutique. Le verdict sera dévoilé le 22 mai prochain.