Ancienne résidence des monarques de Navarre, le château de Pau, musée national depuis 1929, témoigne d’une riche histoire marquée par la naissance d’Henri IV. Cette forteresse médiévale a évolué au fil des siècles pour devenir un palais royal emblématique.

- Le château de Pau a été résidence de Henri IV et refuge de la reine Isabella II d'Espagne.
- Il a été construit au Moyen-Âge pour surveiller un gué sur la rivière du Gave.
- Il a été transformé au XVe siècle par Gaston IV de Foix-Bearn et sa femme Éléonore d'Aragon.
- Henri IV y est né en 1553, marquant son évolution vers un palais royal.
Un château défensif façonné par les vicomtes de Foix
Au Moyen-Âge, le château de Pau avait pour mission stratégique de surveiller un gué sur la rivière du Gave. Mentionné pour la première fois au XIIe siècle, il permettait de contrôler l’axe nord-sud entre les Pyrénées et la plaine du Pont-Long.
Les vicomtes de Béarn ont progressivement renforcé cet édifice. Au XIVe siècle, Gaston III, connu sous le nom de « Gaston Fébus », transforme le château en une citadelle imprenable grâce à son maître d’œuvre, Sicart de Lordat, qui construit le « donjon Gaston Fébus » haut de 33 mètres.
« Un système de trois enceintes successives, de glacis et de portes à herses renforce encore le dispositif défensif », précise le site officiel du château.
Gaston IV modifie encore le château et le fait devenir royal
Au XVe siècle, sous Gaston IV de Foix-Bearn, des transformations majeures sont apportées au château. Celui-ci « fait coiffer les tours de hautes toitures d’ardoise » et élève la façade sud avec un deuxième étage. Lorsque son épouse Éléonore d’Aragon hérite du trône navarrais en 1479, elle contribue à l’élévation statutaire du lieu.
À sa mort prématurée 28 jours plus tard après son ascension sur le trône, leur petit-fils, François Fébus, fait également du château sa capitale.
Une forteresse devenue palais quand Henri IV y naît
Le 13 décembre 1553, dans ce qui était alors déjà une résidence secondée par les nécessités royales mais pas encore totalement transformée en palais folklorique renfermant tout luxe pour ses occupants décorés comme il se doit selon les manières aristocratiques contemporaines, Jeanne d’Albret donne naissance à Henri IV dans cette structure emblématique qui se met peu à peu aux standards Renaissance tant prisés.
Des éléments architecturaux tels que les façades sur cour ou l’escalier d’honneur portent clairement cette empreinte stylistique nouvelle dès leurs premiers ajouts durant ces quelques années charnières.
Louis XIII y fait enregistrer un édit capital ; Napoléon Ier s’y rend avec Joséphine
En octobre 1620, Louis XIII y impose aux États du Béarn l’édit réunissant Béarn et Basse Navarre au royaume français. Ce jour-là également tombe la décision historique décrétant qu’une partie importante des œuvres présentes sur place seraient transférées vers Paris.
Près deux siècles plus tard, c’est Napoléon Ier accompagné par Joséphine qui visitent le château lors d’un séjour ayant aussi pour objectif explicite des travaux envisagés mais inachevés avant son décès subséquent – laissé flotter ainsi intact ce témoignage architectural prestigieux arborant tant membres éminents, riches familles ou simples curieux guettant incessamment l’ouverture publique auprès des murs historiques en ligne…
Louis-Philippe puis Napoléon III redonnent son lustre au lieu
Dans les années 1830, Louis-Philippe engage alors une véritable démarche restauratrice placée sous son règne. De nombreux travaux sont entrepris directement par le roi et ses conseillers. Parallèlement, Napoléon III prêche régulièrement des actes symboliques vis-à-vis des anciens souvenirs, aboutissant à des résurgences et des reconstitutions passionnantes autour de ce lieu emblématique.
Des décorations dignes d’expositions enrichissent sans compter les aménagements imitant loin des réflexions savantes, donnant vie à de multiples suites matériaux précieux témoignant du passé singulier et favorisant les visites immédiates, même celles des visiteurs célèbres annonçant des histoires disponibles succédantes ayant pu être parcourues par les esprits.