Uber investit dans des véhicules autonomes tout en maintenant ses chauffeurs

- Uber investit dans les véhicules autonomes tout en conservant ses chauffeurs humains.
- Les voitures sans conducteur doivent encore relever des défis logistiques et techniques.
- Les conducteurs craignent la suppression de leur emploi et supportent aussi les coûts d'entretien.
- L'avenir du secteur dépendra de l'équilibre entre autonomie technologique et emploi humain.
Uber a annoncé un investissement de 300 millions de dollars dans le fabricant de véhicules électriques Lucid, visant à déployer des voitures sans conducteur dans une grande ville américaine d’ici 2026. L’entreprise s’associe également à la startup Nuro pour développer sa technologie de conduite autonome, tout en continuant à faire appel à ses chauffeurs humains.
Jeudi, lors d’une déclaration officielle, Uber a précisé que les voitures autonomes fonctionneraient « aux côtés » des chauffeurs mais devra aussi surmonter certains défis logistiques et techniques avant leur adoption généralisée. Les concurrents tels que Waymo et Tesla ont déjà lancé leurs services de robotaxi dans certaines villes américaines.
Les conducteurs Uber expriment des préoccupations quant au passage vers l’autonomie : « Ils vont toujours utiliser des gens », indique un chauffeur basé en Caroline du Sud. De plus, le PDG Dara Khosrowshahi a reconnu qu’il s’attend à une cohabitation entre conducteurs humains et véhicules autonomes au cours de la prochaine décennie.
Sur les forums en ligne dédiés aux chauffeurs, plusieurs soulignent que des conditions climatiques ou routières difficiles nécessiteront encore l’intervention humaine. Un utilisateur évoque ainsi les limitations actuelles : « La première pensée est que Dieu, Dieu, l’auto-conduite ne peut pas encore gérer la neige ».
H2 : Défis économiques liés à l’introduction des robotaxis
Les employés se préoccupent aussi des coûts associés à ces nouvelles technologies. Un conducteur basé au Texas alerte sur le fait qu’« Uber devrait probablement gérer les coûts de possession et de maintien des voitures ». Actuellement, ce sont les conducteurs qui prennent en charge une partie significative de ces dépenses.
Un porte-parole d’Uber n’a pas détaillé comment l’entreprise comptait gérer ces frais opérationnels véhiculés par son nouveau modèle économique qui pourrait impliquer également partenaires tiers pour posséder ici potentiellement les véhicules.
L’objectif affiché par Uber est d’avoir 20 000 véhicules sans conducteur opérationnels dans six ans. Pendant ce temps, il semble que dans le cas où la robotique prendrait possession du service traditionnel, certains drivers envisageraient même plusieurs options alternatives comme la livraison alimentaire via Uber Eats afin d’ajuster leur statut professionnel si nécessaire.
Dans ce contexte tourmenté par la transition technologique majeure et surtout celle qui impacte tant le secteur du transport partagé qu’un éventuel abandon du personnel humain au profit d’automatisme élargi demeure une question ouverte : quel sera véritablement l’avenir employé/Uber ?