Un chef de police argentin a été reconnu coupable d'avoir utilisé des prisonniers pour préparer son mariage.

Châtiment pour un mariage hors-la-loi : le cas de Cristian Martín Galván En mai 2024, Cristian Martín Galván, chef du commissariat de Lonquimay en Argentine, a été condamné après avoir fait sortir quatre détenus de leurs cellules pour les faire travailler à son mariage. Cette situation illustre une grave négligence des obligations d’un fonctionnaire.

Un chef de police argentin a été reconnu coupable d’avoir utilisé des prisonniers pour préparer son mariage

Un mariage organisé avec des détenus

Le 31 mai 2024, Cristian Martín Galván célèbre son mariage dans sa commune. Alors que la cérémonie se déroule, quatre détenus sont libérés et conduits sur place pour « nettoyer, préparer le barbecue et servir les invités », selon le rapport d’El Diario de La Pampa. Cette manœuvre s’est faite sans aucune autorisation judiciaire. Les prisonniers ont été mis à contribution toute la journée : « Ils ont préparé la salle, servi le déjeuner et le gâteau, puis nettoyé », précise le procureur lors d’auditions menées en juin dernier. Malgré cela, ce dernier explique que « ils n’ont commis aucun délit » puisque leur sortie était ordonnée par leur supérieur.

Témoignages des concernés

Des témoignages recueillis durant le procès révèlent que Manuel Urrutia, Claudio Araneda, Denis Álvarez Pérez et Oscar Sánchez ont véritablement participé aux festivités. Les détenus décrivent leur supérieur comme un « commandant respectueux », ayant décliné une demande qui semblait implicite. Cependant, l’accusation souligne l’illégalité manifeste de cette action. Le procureur évoque un fort risque en affirmant : « Galván a eu la chance qu’aucun d’entre eux ne s’échappe ».

Des conséquences judiciaires sévères

Pour ces manquements aux devoirs liés à sa fonction publique, Cristian Martín Galván a été condamné à un an et trois mois de prison avec sursis ainsi qu’à une interdiction d’exercer toute fonction publique pendant environ trois ans. Ce cas soulève des questions quant au respect des procédures administratives et légales concernant les détenus en Argentine ainsi que sur l’éthique au sein des forces de police.

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