David Furman, post-doctorant à l’Université de Stanford, a décidé il y a environ dix ans d’explorer le lien entre l’inflammation et le vieillissement. En 2016, des tests sanguins ont révélé que son « âge inflammatoire » était supérieur à son âge réel. Furman s’est alors engagé dans une expérience radicale : vivre dans une cabine près de San Gregorio, en Californie, où il a adopté un style de vie dépouillé qui lui aurait permis de réduire considérablement son inflammation.
Un constat alarmant
Le chercheur savait que ces résultats signalaient potentiellement un vieillissement prématuré et des problèmes chroniques.

Une révision complète du mode de vie
Pour contrer ce phénomène inquiétant, Furman déménagea sa famille dans une cabine rustique au milieu des bois. Ce choix impliquait d’abandonner la plupart des commodités modernes telles que le plastique ou les produits chimiques domestiques qui pouvaient être nuisibles pour leur santé. Selon lui : « Notre monde se modernisait rapidement et agresse constamment notre biologie. »
La vie quotidienne dans la forêt offrait également plus d’activité physique ; chaque matin était rythmé par des exercices comme des tractions avant d’aller travailler. À San Gregorio, il passait ses jours libres à pêcher au saumon ou à jardiner avec ses enfants.
Des changements notables
Après trois années passées dans cet environnement naturel drastiquement différent, ses tests sanguins révélèrent une transformation spectaculaire : son « âge inflammatoire » avait chuté à 32 ans, soit une réduction impressionnante équivalente à dix ans par rapport aux résultats précédents.
« Je me sentais bien, très énergique », affirme-t-il sans ambages.
Furman suggère plusieurs raisons possibles pour cette amélioration significative. L’exposition accrue aux microbes bénéfiques tout en évitant les produits chimiques néfastes pourrait avoir influencé sa santé intestinale et mentale positivement.
Donner suite aux découvertes
Actuellement chercheur sur le concept nommé Exposome, qui regroupe tous les facteurs environnementaux affectant notre santé, Furman annonce vouloir partager son expérience par la rédaction d’un livre consacré aux inflammations mécanismes inflammatoires liés au vieillissement.
De retour en Californie après plusieurs expériences professionnelles internationales enrichissantes mais moins saines financièrement parlant – il confiera que lors de ses 45 ans, son test indiquait qu’il avait déjà l’âge biologique d’un homme de 54 ans – il applique désormais ce qu’il a appris durant ces trois années forestières tout en vivant en ville près du Golden Gate Bridge.
« J’ai trouvé ma façon de m’adapter », résume-t-il sobrement aujourd’hui alors qu’à l’âge actuel de 49 ans, ses dernières analyses montrent un IAGE (Indice Age Génétique Évalué) correspondant désormais à celui d’un homme normal ayant seulement 43 ans.
En effet, même si cela reste complexe dans notre société moderne polluée par différentes sollicitations extérieures nocives pour la santé humaine, David Furman semble confiant quant aux moyens dont disposent encore chacun pour atténuer les effets indésirables du temps sur notre organisme grâce notamment à leurs choix alimentaires quotidiens mis-à-jour régulièrement; car finalement « Nous sommes tous responsables » conclut-il pragmatiquement.