Le chewing-gum libère des microplastiques, diffusant des milliers de particules dans la salive

Une nouvelle étude révèle que le chewing-gum libère des centaines à des milliers de microplastiques dans la salive lorsque mordu. Bien que chaque bâton de gomme soit une source modeste, les habitudes quotidiennes de mastication peuvent considérablement augmenter l’exposition aux plastiques. Les chercheurs suggèrent donc de réduire la consommation de chewing-gum pour limiter cette ingestion.

Le chewing-gum et les microplastiques : un lien inquiétant

Une étude récente met en avant que le chewing-gum libère non seulement sa saveur, mais aussi des microplastiques au fur et à mesure qu’il est mâché. Selon Sanjay Mohanty, professeur d’ingénierie à l’Université de Californie et auteur principal de cette recherche, « l’éclat de saveur dans les premières minutes de mâcher un bâton de gomme provient des centaines à des milliers de microplastiques » libérés.

Le chewing-gum libère des microplastiques, diffusant des milliers de particules dans la salive

L’étude a montré qu’environ 2% du contenu d’un morceau traditionnel est constitué de plastique, principalement sous forme d’un caoutchouc synthétique qui rend la gomme moelleuse. Cela soulève une question cruciale sur ce que nous consommons réellement lorsqu’on choisit cet encas souvent perçu comme inoffensif.

L’omniprésence des microplastiques dans notre environnement

Les microplastiques ne sont malheureusement pas exclusifs au chewing-gum ; ils sont ubiquitaires dans notre vie quotidienne. Ils se trouvent dans la poussière domestique, l’eau potable et même certains aliments, ayant été relayés jusqu’aux profondeurs des océans ainsi qu’à des altitudes extrêmes comme celles du mont Everest.

Mohanty souligne : « 99% des choses que je vois autour de moi sont du plastique. Donc je ne devrais pas être surpris d’en trouver dans tout, y compris mon propre corps ». En effet, ces particules ont été détectées dans divers échantillons humains tels que le sang ou même le lait maternel.

Des résultats surprenants sur les gencives naturelles

Dans son expérience, Mohanty a examiné différentes marques de chewing-gums synthétiques puis naturels fabriqués à partir d’ingrédients végétaux comme le Chicle. À leur grande surprise, ces derniers ont également révélé une libération significative de microplastiques lors leurs analyses.

Les types spécifiques trouvés incluent les polyoléfines et autres polymères communément utilisés pour tous types d’applications industrielles – cela pose une question encore plus large sur l’utilisation généralisée du plastique tant des secteurs alimentaires aux articles ménagers courants.

Le meilleur moyen pour réduire l’ingestion de plastique ? Mâcher mieux

Bien qu’il soit révélateur que le chewing-gum puisse contenir plusieurs microplastiques potentiellement nuisibles à la santé humaine, il existe néanmoins un moyen assez simple pour atténuer cette problématique indiquent les chercheurs.

Ils ont observé que la plupart des microplastiques était relâché durant les deux premières minutes après avoir commencé à mâcher. Ainsi prolonger la durée entre chaque nouveau morceau pourrait permettre une réduction significative quant à l’ingéré.

D’après leurs calculs, il serait possible par conséquent qu’une personne qui mastique régulièrement (entre 160-180 petits bâtons par an) pourrait ingérer environ 30 000 particules par année uniquement provenant de la gomme !

Sanjay Mohanty va cependant plus loin en interrogé cette pratique : « Pourquoi manger du chewing-gum et ingérer directement du plastique ? La mastication n’est pas essentielle ».

Si vous continuez néanmoins cet acte inconsciemment viral restons responsable s’agissant de l’environnement – Jetez votre gomme usagée plutôt que d’en laisser traîner…

Passionné de sport et grand fan de la NBA je m’intéresse autant aux grands événements internationaux qu’aux histoires humaines qui se jouent en coulisses. Curieux et amateur de voyages, j’aime transmettre l’énergie et les émotions qui font vibrer le monde du sport.