La Chine et la Russie prévoient de construire une centrale nucléaire sur la lune, avertit un expert militaire américain. Le lieutenant-général à la retraite Steven Kwast a exprimé son inquiétude face à cette avancée technologique conjointe qui pourrait laisser les États-Unis « victimes » d’une course spatiale. Il insiste sur le fait que l’Amérique doit revoir sa stratégie pour rester compétitive.
- La Chine et la Russie prévoient de construire une centrale nucléaire sur la lune d'ici 2036.
- Un représentant de la Chine a annoncé ce projet pour alimenter la Station de recherche lunaire internationale (ILRS).
- Le lieutenant-général Steven Kwast a exprimé son inquiétude, soulignant le manque d'infrastructure américaine pour surveiller les activités lunaires.
- Kwast affirme que les États-Unis doivent revoir leur stratégie spatiale pour rester compétitifs.

Un projet ambitieux de coopération sino-russe
Le 23 avril, un représentant principal de la Chine a annoncé un plan pour construire une centrale nucléaire sur la lune, visant à alimenter la Station de recherche lunaire internationale (ILRS). Cette initiative collaborative avec la Russie devrait se concrétiser d’ici 2036, suite à la signature d’un mémorandum entre Roscosmos, l’agence spatiale russe, et l’Administration nationale de l’espace chinoise (CNSA). Roscosmos a précisé que cette station mènera des recherches fondamentales en matière d’espace et testera des technologies non liées aux opérations humaines prolongées sur le satellite.
Avertissement du lieutenant général à la retraite Steven Kwast
Steven Kwast, diplômé en génie astronautique et ayant servi durant 33 ans au sein de l’US Air Force, est devenu un fervent défenseur du développement spatial américain après sa retraite. Lors d’une apparition dans le “Shawn Ryan Show”, il a mis en garde contre les implications de ces développements chinois : « Nous ne savons pas ce qu’ils font ». En effet, il souligne le manque actuel d’infrastructure américaine pour surveiller ce qui se passe « du côté caché » de la lune.
Kwast affirme également : « Parce que nous n’avons pas l’infrastructure là-haut pour voir ce qui se passe », soulignant ainsi une vulnérabilité stratégique.
Une évaluation critique des différences stratégiques
Kwast explique qu’un grand nombre de personnes ignorent que seul un côté de la lune est visible depuis la Terre en raison de son orbite synchrone. Il indique qu’une constellation de satellites autour du satellite naturel pourrait permettre aux États-Unis d’observer les activités lunaires sans être « aveugles ».
En se penchant sur les stratégies adoptées par les États-Unis et la Chine, il déclare : « Cela remonte à une stratégie. » Kwast observe que si l’Amérique ne revoyait pas ses priorités concernant les investissements spatiaux, elle risquerait fortement d’être surpassée dans le domaine énergétique et informationnel par ses concurrents internationaux.
Il conclut : « La bonne technologie peut être battue par une meilleure stratégie, » faisant référence à la capacité stratégique accrue dont dispose actuellement la Chine grâce à son avancée rapide vers une infrastructure spatiale solide.
Cette mise en garde fait écho aux préoccupations croissantes concernant la domination technologique dans l’espace, soulevant des questions cruciales quant à l’avenir des explorations lunaires américaines face aux initiatives conjointes sino-russes.