Pourquoi ce cofondateur de Facebook a-t-il jugé le rôle de PDG épuisant ?

Dustin Moskovitz : L’aveu d’un PDG épuisé

Dustin Moskovitz, cofondateur d’Asana et ancien PDG pendant plus d’une décennie, a récemment partagé ses réflexions sur les défis du leadership dans une interview avec Stratechery. Il a reconnu que le rôle de PDG était « assez épuisant » et qu’il n’avait jamais eu l’intention de gérer des équipes.

Pourquoi ce cofondateur de Facebook a-t-il jugé le rôle de PDG épuisant ?

Le parcours de Dustin Moskovitz

Moskovitz est principalement connu pour deux réussites entrepreneuriales majeures : Facebook, en tant que colocataire de Mark Zuckerberg, et Asana. Bien qu’il ait démissionné de son poste de PDG d’Asana en juillet dernier, il reste actif au sein de la société en tant que président du conseil d’administration.

Un poste qui ne lui convenait pas

Dans son interview, il a déclaré : « Je n’aime pas gérer des équipes, et ce n’était pas mon intention lorsque nous avons lancé Asana. J’avais l’intention d’être plutôt indépendant ou chef de l’ingénierie ou quelque chose comme ça. » De plus, il a décrit son expérience en tant que PDG comme étant un défi constant face à des situations toujours plus chaotiques.

La conjoncture mondiale récente – entre la première présidence Trump, la pandémie et les enjeux sociopolitiques – a ajouté une pression supplémentaire au rôle. « La première présidence Trump, la pandémie et toutes ces histoires de course », énumère-t-il parmi les difficultés rencontrées.

D’autres voix dans le même registre

Moskovitz n’est pas seul dans cette réflexion. D’autres dirigeants ont reconnu leur aversion pour ce rôle exigeant. Steve Kaufer, ancien PDG de TripAdvisor, a admis qu’il ne lui manquait pas sa fonction précédente par rapport aux responsabilités vis-à-vis des employés : « Je me sentais très responsable du succès de l’entreprise et de ses 3 000 personnes ». Quant à Emad Mostaque après avoir quitté Stability AI, il a été franc sur son expérience en disant qu’« être PDG, c’est nul ».

Elon Musk participe également à ce débat ; dirigeant plusieurs entreprises telles que Tesla et SpaceX, il évoque souvent les aspects harassants du travail : « regarder dans l’abîme et mâcher du verre ».

Mieux gérer le stress au sommet

Le turnover parmi les leaders s’accroît en raison du stress inhérent au métier. Pour contrer cela, certains CEO optent pour des pratiques comme le yoga ou des promenades en plein air afin de régénérer leur énergie.

Au-delà des défis mentionnés précédemment concernant le poste lui-même… Les sentiments négatifs exprimés par Moskovitz mettent également en lumière une réalité souvent sous-estimée chez ceux qui occupent ces rôles élevés : « Être PDG c’est beaucoup plus réagir aux problèmes et faire ce genre de choses ».

Moskovitz reste cependant engagé avec Asana tout en ayant lâché prise sur certaines responsabilités directes liés au titre trop encombrant pour lui.

Cet entretien met non seulement en évidence les difficultés rencontrées par certains grands leaders mais soulève aussi une réflexion intéressante sur le profil nécessaire pour parvenir à exécuter efficacement ces fonctions stratégiques complexes sans compromettre sa propre santé mentale.

Passionné de sport et grand fan de la NBA je m’intéresse autant aux grands événements internationaux qu’aux histoires humaines qui se jouent en coulisses. Curieux et amateur de voyages, j’aime transmettre l’énergie et les émotions qui font vibrer le monde du sport.