Un collaborateur d'un eurodéputé d'extrême droite est accusé d'espionner pour Pékin

Un ancien collaborateur de Maximilian Krah, député du parti d’extrême droite AfD, est accusé d’espionnage pour le compte des services secrets chinois. Jian G., âgé de 45 ans et ressortissant allemand d’origine chinoise, aurait transmis plus de 500 documents sensibles, notamment lors du mandat de Krah en tant qu’eurodéputé.

L’affaire éclate alors que l’AfD est en tête des sondages d’intention de vote. Selon Die Welt, Jian G. a été mis en examen après son arrestation à Dresde en avril 2024. Les enquêteurs affirment qu’il aurait espionné des dissidents chinois résidant en Allemagne et collecté des informations sur l’armement allemand ainsi que sur l’intérieur du parti AfD.

Un collaborateur d’un eurodéputé d’extrême droite est accusé d’espionner pour Pékin

Des manœuvres clandestines depuis 2002

Arrêté dans le cadre d’une enquête menée par le parquet fédéral allemand, Jian G. est suspecté d’avoir agi comme agent pour les services chinois depuis 2002. Il n’était pas un simple assistant administratif mais un « collaborateur proche et de longue date » du député Krah. Des perquisitions ont eu lieu dans les bureaux bruxellois de ce dernier, faisant suite à la demande des autorités judiciaires.

Maximilian Krah nie toute implication

Maximilian Krah a fermement nié toute connaissance ou complicité avec son ancien collaborateur. Sur le réseau X (anciennement Twitter), il a déclaré avoir commis une erreur « de vigilance », affirmant : « Le seul reproche que je me fais, c’est de ne pas avoir été plus attentif ».

L’arrestation de Jian G. le même jour que celle d’autres suspects potentiels arrêtés pour espionnage au profit de Pékin visant la recherche militaire allemande, souligne l’urgence croissante des autorités germaniques face aux inquiétudes liées à l’espionnage extérieur.

Réaction officielle et mise en garde contre l’espionnage

Le gouvernement chinois a contesté ces accusations et dénoncé ce qu’il qualifie de « campagne de diffamation ». En revanche, Marco Buschmann, ministre allemand de la Justice, alerte sur une augmentation magnifiée des cas d’espionnage étranger ciblant notamment certaines institutions sensibles au sein du pays.

Fait intéressant : il se trouve que Jian G. avait tenté par le passé d’intégrer les services secrets allemands sans succès.

Cette affaire révèle ainsi un nouvel aspect préoccupant quant à la sécurité interne du pays face aux menaces extérieures et incite les responsables politiques à intensifier leurs efforts dans la lutte contre ces pratiques illégales tant critiquées sur le plan international.

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