James Osgood, 55 ans, sera exécuté ce jeudi soir par injection létale au centre correctionnel William Holman d’Atmore. Il a renoncé à tous ses recours judiciaires, se disant coupable du meurtre et du viol de Tracy Lynn Brown en 2010, affirmant qu’il souhaite « arrêter de faire perdre du temps et de l’argent à tout le monde ».
Un crime brutal
James Osgood a été condamné pour le meurtre de Tracy Lynn Brown dans le comté de Chilton. Le 23 octobre 2010, la victime a été retrouvée morte chez elle. Lors de son arrestation, Osgood a avoué avoir contraint Brown avec sa petite amie à des actes sexuels après avoir discuté de leurs fantasmes liés au kidnapping et à la torture. Il lui aurait ensuite tranché la gorge. La complice d’Osgood a écopé d’une peine de réclusion criminelle à perpétuité.

Des excuses exprimées avant l’exécution
Osgood a présenté ses excuses à la famille de la victime : « Je ne vais pas leur demander pardon, car je sais qu’ils ne peuvent pas me l’accorder. Seul Dieu peut accorder le pardon ».
Dans une lettre adressée à son avocat, il explique : « Je suis fatigué et je n’ai plus l’impression d’exister ». Selon lui, il adhère fermement à la loi du talion : « œil pour œil, dent pour dent. J’ai pris une vie, donc la mienne est perdue. Je ne crois pas qu’il faille rester ici à faire perdre du temps et de l’argent à tout le monde ».
Les circonstances atténuantes reconnues par le juge
Le juge a noté que James Osgood avait eu une enfance difficile marquée par des abus sexuels et un abandon précoce ainsi qu’une tentative de suicide. Toutefois, il avait souligné que c’est bien Osgood qui avait infligé ces blessures mortelles alors même que Tracy Lynn Brown suppliait pour sa vie.
Osgood regrette les souffrances causées tant aux proches de Brown qu’à sa propre famille. Sa première condamnation capitale avait été annulée par une cour d’appel en raison d’instructions juridiques inappropriées données aux jurés lors du procès initial. Finalement condamné en 2018, il avait explicitement demandé son exécution afin d’éviter un renouvellement pénible des audiences pour les familles concernées.
Avec cette démarche volontaire vers l’exécution capitale, James Osgood s’inscrit parmi une liste restreinte de dix condamnés ayant choisi un tel chemin aux États-Unis.