Mercredi 23 juillet, les procureurs sud-coréens ont présenté des excuses publiques à Choi Mal-ja, une femme de 78 ans condamnée pour s’être défendue lors d’une agression sexuelle violente survenue en 1964. La Cour suprême a ordonné un nouveau procès suite à la demande de Choi et le verdict pourrait être rendu le 10 septembre. ### Une décennie de lutte pour faire annuler une condamnation À l’âge de 18 ans, Choi Mal-ja a été victime d’une agression sexuelle à Busan. Pour repousser son agresseur, elle lui mordit la langue, ce qui lui coûta finalement une peine de 10 mois de prison avec sursis pour « coups et blessures aggravées », plus sévère que celle infligée à l’homme reconnu coupable d’« intrusion et intimidation ». Choi a vécu des années sous le poids de cette condamnation jusqu’à ce que le mouvement MeToo lui inspire en 2020 une requête pour annuler son jugement. Bien qu’elle ait initialement essuyé un refus, la Cour suprême a réagi favorablement et demandé un nouveau procès. ### Des excuses attendues depuis longtemps Lors de l’audience du 23 juillet, le procureur principal Jeong Myeong-won a exprimé des regrets : « L’accusation a failli à son rôle et a pris la direction opposée. Nous avons causé une douleur et des souffrances incommensurables à madame Choi Mal-ja, qui aurait dû être protégée en tant que victime de violences sexuelles. Nous présentons nos plus sincères excuses ». Choi s’est réjouie du soutien reçu : « Si l’accusation admet son erreur… c’est que la justice est vivante dans ce pays », déclarant également au passage : « Nous avons gagné ! » ### Verdict attendu avec impatience À l’issue de cette audience historique, les procureurs ont demandé au tribunal d’annuler son verdict précédent. Le jugement définitif sera connu le 10 septembre, promettant potentiellement un tournant décisif dans sa quête de justice. La cause abordée par Choi Mal-ja pourrait également inspirer des changements législatifs destinés à protéger les victimes d’agressions sexuelles en Corée du Sud. Ce nouveau regard sur les affaires d’agression témoigne d’une évolution significative vers la reconnaissance des droits fondamentaux des victimes au sein du système judiciaire coréen.
