Des avocats s’opposent aux décrets de Trump dans un dossier juridique complexe
Le président Donald Trump est confronté à une résistance croissante de la part de quatre cabinets d’avocats qui contestent ses décrets exécutifs. Malgré les accords obtenus par d’autres firmes, ces avocats continuent à gagner des affaires devant les tribunaux, remettant en question la légitimité des mesures prises par l’administration Trump.
- Donald Trump est confronté à une résistance croissante de la part de cabinets d'avocats qui contestent ses décrets exécutifs.
- Un accord récemment signé entre l'administration Trump et Paul Weiss est considéré comme un tournant dans ce conflit légal.
- Cet accord a permis à Paul Weiss d'éviter des conséquences majeures mais a été utilisé par les adversaires pour argumenter que les ordres étaient juridiquement fragiles.
- Les décisions judiciaires renforcent les arguments des plaignants, soulignant que les décrets de Trump n'ont rien à voir avec la sécurité nationale.

L’accord avec Paul Weiss comme point tournant
Un accord récemment signé entre l’administration Trump et le cabinet Paul Weiss est considéré comme un tournant dans ce conflit légal.
Cet accord a permis à Paul Weiss d’éviter des conséquences majeures liées à la révocation de certaines autorisations de sécurité, mais il a également été utilisé par les adversaires pour argumenter que les ordres étaient juridiquement fragiles dès le début.
Les positions divergentes parmi les avocats
Brad Karp, président du cabinet Paul Weiss, a qualifié l’accord avec Trump comme ayant résolu une « crise existentielle » qui aurait pu mettre en danger l’avenir du cabinet.
Lors d’une récente audience supervisée par la juge Loren Alikhan, plusieurs juges ont exprimé leur scepticisme quant aux justifications fournies par l’administration.
Les décisions judiciaires renforcent les arguments des plaignants
Le juge américain Beryl Howell a bloqué définitivement un décret cible contre Perkins Coie, soulignant que « les actions de Trump indiquaient que ses décrets n’avaient rien à voir avec la sécurité nationale ». Elle souligne plutôt qu’ils semblent motivés par son hostilité envers certains avocats spécifiques et son désir d’obtenir « de grands chiffres » relatives aux engagements financiers promis par chaque entreprise.
Et Howell a ajouté : « La vitesse du renversement et la justification fournie soutiennent davantage que les considérations de sécurité nationale ne sont pas une explication plausible ». En finissant son jugement sur l’ordre ciblant Susman Godfrey mentionné précédemment, Howell fait remarquer une déclaration faite par Trump après avoir signé celui-ci : « Nous commençons juste le processus avec celui-ci », laissant penser qu’il pourrait considérer ses ordonnances comme moyen stratégique plutôt qu’en tant qu’importantes questions liées à la sécurité nationale. Lawson représentait le gouvernement durant cette audience; cependant peu convaincu lui-même par ses propres arguments, il s’est contenté de dire devant Alikhan : « Je ne pense pas qu’il y ait quelque chose d’urgence que j’ai besoin d’attirer l’attention de la Cour ».
Ces affrontements juridiques marquent un moment clé non seulement pour Donald Trump mais aussi pour bien comprendre comment l’équilibre du pouvoir se joue entre le gouvernement fédéral et le monde légal traditionnellement influent.