La Cour de justice de la République (CJR) a prononcé, le 25 septembre 2023, un non-lieu dans l’enquête sur le traitement de la pandémie de Covid-19 impliquant trois anciens membres du gouvernement français, dont l’ex-Premier ministre Édouard Philippe. Cette décision éteint les poursuites judiciaires qui pesaient sur ces responsables politiques.
Olivier Véran a exprimé des sentiments mêlés face à ce non-lieu : « c’est un non-lieu sans joie ni soulagement » qui « n’effacera ni les menaces de mort, ni les insultes ». Il a également indiqué prendre acte avec sérieux de cette décision et adresser ses pensées aux familles des victimes ainsi qu’aux soignants mobilisés durant la crise sanitaire.

Contexte judiciaire
L’information judiciaire avait été ouverte en juillet 2020 suite à une série de plaintes concernant une présumée mauvaise gestion initiale du gouvernement face à l’épidémie. Les accusations portées étaient principalement liées à une mise en danger volontaire des citoyens.
Initiatives prises
Selon le parquet général, l’enquête avait révélé que plusieurs initiatives avaient été mises en place pour faire face à l’épidémie, qui a causé 168 000 décès en France entre 2020 et septembre 2023. Concernant spécifiquement Agnès Buzyn, il est important de noter qu’elle avait quitté ses fonctions le 16 février 2020, avant même que ne soit constaté un premier décès lié au Covid-19 le 25 février 2020.
Cette actualité soulève des questions quant aux responsabilités politiques lors d’une crise sanitaire majeure et pourrait relancer les débats sur la transparence et les décisions prises par les autorités publiques lors des premières vagues épidémiques.