Éric Dupond-Moretti accable Édouard Philippe sur France Info

Éric Dupond-Moretti, ancien garde des Sceaux, a vivement critiqué l’attitude d’Édouard Philippe envers Emmanuel Macron lors d’un entretien sur France Info. Le ténor du barreau accuse l’ancien Premier ministre de trahison et remet en question sa loyauté après des prises de distance publiques.
Des accusations clairement formulées
Dans un dialogue sans équivoque, Éric Dupond-Moretti s’est attaqué à Édouard Philippe, déclarant : « Il est à la (dé)loyauté ce que Richter est aux séismes, une référence ». Cette métaphore traduit son point de vue critique quant aux récentes critiques formulées par Philippe contre Emmanuel Macron, notamment son appel à la démission du président suite au vote du budget 2026.
L’ancien garde des Sceaux a rappelé les propos tenus par Philippe au moment de son départ du gouvernement : « Je vais vous montrer comment je suis loyal et libre. » Selon Dupond-Moretti, cette affirmation suscite le doute. Il a ajouté : « Pardon, il lui doit tout », soulignant que être nommé Premier ministre n’est pas anodin.
Une ironie sur les ambitions présidentielles
Dupond-Moretti n’a pas manqué de critiquer également l’ambition présidentielle d’Édouard Philippe. À ses yeux, la perspective qu’il se montre hésitant devant un mouvement de protestation réduit l’autorité du mandat présidentiel. En citant les intentions futures de Philippe, il a exprimé son inquiétude face à une potentielle instabilité en cas d’élection : « Si je suis élu, au moindre mouvement de protestation, on réduira la voilure. Donc, dès que l’opinion publique. ne sera plus de son avis, je vais démissionner ? »
Cette série d’accusations souligne une fracture croissante au sein du paysage politique français entre deux figures majeures qui ont longtemps été alliées.
Dans un contexte où les tensions montent autour des prochaines élections et où les enjeux politiques deviennent cruciaux pour le socle électoral d’Emmanuel Macron comme pour celui d’Édouard Philippe, ces déclarations pourraient intensifier le clivage entre leurs soutiens respectifs et modifier la dynamique politique déjà fragile en France.