Spin-off de science-fiction : Shinichiro Watanabe revient avec « Lazarus »
Le célèbre réalisateur d’animation Shinichiro Watanabe, connu pour ses séries influentes comme Cowboy Bebop, fait son retour avec Lazarus. Streaming sur Max et diffusé sur Adult Swim, ce nouvel anime explore un scénario délirant où des drogues révolutionnaires sont fabriquées par un médecin dont les médicaments coûtent la vie.
Lazarus prend place en 2055 après la mystérieuse réapparition d’un médecin ayant mis au point une drogue révolutionnaire. Cependant, cette substance révèle sa dangerosité lorsqu’il annonce qu’elle a une demi-vie de trois ans; ceux qui l’ont consommée sont condamnés à mourir dans les trente jours si aucun antidote n’est trouvé.

Watanabe, passionné par le cinéma, s’est associé au réalisateur américain Chad Stahelski, connu pour John Wick, afin de fusionner techniques live-action et animation dans les séquences d’action du projet. Il explique ce processus collaboratif en disant :
« À un moment donné, Chad et son équipe ont déclaré qu’ils pouvaient utiliser un crayon pour tuer des gens. »
Dans une interview menée par ses coproducteurs Takenari Maeda et Saechan, Watanabe souligne que contrairement à ses précédents projets futuristes, il a voulu ancrer Lazarus dans notre réalité proche. Pour lui,
« Juste regarder les nouvelles. semble plus dramatiques et plus folles que la fiction. »
Des éléments contemporains tels que les réactions variées face à la pandémie ont également inspiré certaines dynamiques narratives où divers personnages adoptent plusieurs attitudes pendant cette crise mondiale.
Alors que Lazarus aborde également la question délicate de l’intelligence artificielle – souvent perçue comme menaçante –, Watanabe partage son scepticisme quant à son rôle croissant au sein du secteur créatif :
« L’IA est devenue une force puissante. mais si nous laissons l’IA prendre le contrôle, que reste-t-il aux créateurs ? »
La musique joue encore une fois un rôle essentiel dans cet anime ; elle inclut des artistes renommés tels que Kamasi Washington ou Bonobo, pourtant leur intégration fut complexe puisque ces musiciens manquaient d’expérience en matière de bandes originales.
Enfin, fidèle à ses intrigues inclusives habituelles – marquées par sa reconnaissance envers le film Blade Runner, véritable source d’inspiration – Watanabe met sous discussion diverses identités sexuelles au sein du récit :
« J’ai créé ce monde en animation. »
Cette attention portée tant aux détails narratifs qu’à leurs contextes socioculturels semble démontrer comment Watanabe continue non seulement à façonner notre compréhension du genre animé mais aussi notre appréhension collective vis-à-vis des défis actuels posés au monde contemporain.