Une critique de film qui incite à voir le monde en noir et blanc

Chapô

La suite du musical « Wicked », inspiré par le célèbre « Magicien d’Oz », continue de susciter des opinions mitigées. Les critiques soulignent une débauche numérique excessive et un manque de profondeur dans l’intrigue et les performances, malgré quelques éléments positifs.

Une critique de film qui incite à voir le monde en noir et blanc

Le synopsis

Dans cet opus, Elphaba est désormais perçue comme la Méchante sorcière de l’Ouest, tandis que Glinda est célébrée comme la Bonne Glinda au service du régime du Magicien. Fiyero, lui, sert en tant que capitaine de la garde tout en remettant en question la culpabilité d’Elphaba.

Critique sévère de Paris Match (1/5)

Depuis vingt ans à Broadway, « Wicked » fait sensation avec sa comédie musicale qui dure habituellement deux heures trente. Cependant, son adaptation cinématographique se transforme en un film fleuve totalisant quatre heures trente. Cette durée excède souvent les attentes des spectateurs et semble davantage servir un agenda marketing qu’une nécessité artistique.

Les critiques mettent principalement en lumière une dérive du cinéma hollywoodien vers des productions trop formatées et visuellement envahissantes. L’auteur évoque ce phénomène comme une ridiculisation de l’œuvre originale de L. Frank Baum qui devient ainsi un produit jetable pour les masses.

« Tout respire la récupération »,

écrit le critique qui note aussi que bien que John M. Chu (« Crazy Rich Asians ») ait tenté de modérer son approche visuelle, Cynthia Erivo apporte encore une certaine profondeur à son personnage d’Elphaba. En revanche, il constate que Ariana Grande peine encore à s’imposer sur scène et accuse Jeff Goldblum et Michelle Yeoh de forcer leur jeu pour donner vie à leurs rôles antagonistes.

Au final, cette seconde partie apparaît comme un parcours semé d’embûches dans un univers coloré excessif :

« c’est presque désespérer de ne pas avoir été daltonien… »

Le film réunit plusieurs artistes incontournables tels que Jonathan Bailey aux côtés d’Ariana Grande et Cynthia Erivo sous la direction de John M. Chu. Les débats autour des intentions artistiques derrière cette adaptation continuent d’alimenter les conversations parmi les fans et observateurs du monde cinématographique.

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