Le film « Superman », réalisé par James Gunn et mettant en vedette David Corenswet, sort en salles ce vendredi. Cette adaptation audacieuse du super-héros emblématique présente un Superman vulnérable, engagé dans des conflits géopolitiques tout en restant fidèle à son univers fantastique.
- Le film présente Superman comme vulnérable et engagé dans des conflits géopolitiques.
- Il intègre un univers peuplé de métahumains et d'univers parallèles, avec une touche fantastique affirmée.
- Les thèmes modernes sont abordés avec nuance, mais certains dialogues manquent encore de progrès féministe.
- Ce film pourrait lancer une nouvelle franchise avec des suites ou spin-offs à venir.

Synopsis de la nouvelle approche de Superman
« Superman », qui sera projeté dans les salles à partir du 8 juillet, est présenté comme l’une des adaptations les plus audacieuses du personnage culte. Son créateur, James Gunn, réussit à rendre le super-héros non seulement invincible mais aussi vulnérable et accessible.
Dans le film, Superman (interprété par David Corenswet) subit sa première défaite face au marteau de Boravia. Ce combat survient alors qu’il tente d’intervenir dans une guerre entre deux nations fictives : Boravia et Jarhanpur. Les actions de Superman lui donnent cependant une ouverture pour que Lex Luthor, joué par Nicholas Hoult, puisse manipuler l’opinion publique contre lui.
Gunn inscrit cette histoire dans un monde où les super-héros existent déjà, sans que Superman n’apparaisse comme une figure isolée. Il s’agit là du dernier ajout à un univers peuplé de métahumains tels que le Gang de Green Lantern (Nathan Fillion), Hawkgirl (Isabela Merced) et M. Trerific (Edi Gathegi). En outre, l’ami loyal Krypto le Superdog fait partie intégrante de cet écosystème élaboré.
Un récit moins réaliste mais impactant
La stratégie diabolique de Luthor inclut l’ouverture d’univers parallèles permettant des voyages rapides entre Metropolis et Boravia via des portails. Le film explore ainsi ces nouveaux territoires tout en intégrant divers œufs de Pâques issus des bandes dessinées en arrière-plan.
Gunn ne cherche pas à atténuer la nature fantastique du film ; au contraire, il embrasse pleinement son origine graphique. À travers cela, il dépeint également les relations humaines intimes entre Clark Kent/Superman et Lois Lane (Rachel Brosnahan), ainsi que ses parents adoptifs.
Le casting semble particulièrement investi : Brosnahan incarne parfaitement la curiosité insatiable de Lois Lane mais met sa relation avec Clark sur le fil du rasoir. De son côté, Hoult saisit bien l’ambivalence morale de Luthor tandis que Corenswet lutte avec son identité complexe en tant qu’icône héroïque.
Thématiques modernes insérées habilement
En matière de narration visuelle, bien que certaines thématiques soient très contemporaines, notamment liées aux réseaux sociaux, ils sont traités avec nuance plutôt qu’en caricature. La femme d’Luthor a même été mise à jour pour devenir influenceuse sur les réseaux sociaux. Cependant, certains dialogues affichent encore quelques relents misogynes qui mériteraient d’être revus afin d’éviter toutes dérives potentielles liées à la représentation féminine dans ce type de récits.
Vers une nouvelle franchise ?
Ce « Superman » marque le début d’une potentielle nouvelle franchise cinématographique autour du super-héros américain tant aimé et pourrait donner lieu à plusieurs spin-offs ou suites basées sur les personnages introduits ici. Malgré quelques faiblesses narratives identifiées par certains critiques, notamment sur certaines lignes jugées réductrices, cette œuvre semble prometteuse pour redynamiser un genre quelque peu attendu jusqu’à présent.