Article :
Un remake de « The Running Man » décevant, selon les critiques
Le remake du film The Running Man, distribué par Paramount Pictures et mettant en vedette Glen Powell, a été mis en salles le 11 novembre 2025. Les critiques estiment que cette nouvelle adaptation peine à capturer l’essence du roman original de Stephen King tout en se révélant moins pertinente face aux enjeux actuels de la télé-réalité.

Une adaptation qui perd son essence
Dans ce nouveau film, Glen Powell interprète le personnage de Ben Richards, un homme désespéré cherchant des fonds pour les médicaments de sa fille malade.
Ancien employé d’une société corrompue, il devient inemployable après avoir dénoncé un empoisonnement aux radiations. Pour subvenir à ses besoins, Richards décide de participer à un jeu télévisé orchestré par le producteur Dan Killian, joué par Josh Brolin. Au cours du programme intitulé *The Running Man*, Richards et deux autres concurrents sont traqués pendant 30 jours par cinq chasseurs tandis que les téléspectateurs peuvent gagner des récompenses en divulguant leur position.
Le film original avec Arnold Schwarzenegger avait déjà abordé le thème d’un jeu mortel sous forme de télé-réalité mais semblait plus avant-gardiste, malgré une approche caricaturale. La version actuelle paraît nostalgique bien qu’elle traite des problèmes contemporains liés aux médias : « L’adaptation fait directement référence à la collusion entre les médias et le gouvernement pour vendre des mensonges », relèvent certains critiques. Les technologies telles que les drones qui filment Richards au cours de sa fuite apparaissent désormais dépassées dans notre monde hyper connectés où sécurité et surveillance omniprésentes sont monnaie courante.
De plus, certains éléments visuels manquent d’originalité et recyclent des idées déjà vues dans d’autres œuvres cinématographiques.
Des références malheureuses
Des commentaires sur la réalité augmentée guident l’intrigue sans apporter réellement un éclairage brillant ou novateur sur le sujet central. Les références à des émissions existantes comme celles emblématiques de la famille Kardashian semblent augurer davantage une banalisation qu’une satire incisive.
De plus, la conclusion du film avec une vidéo explicative YouTube sur ce qui s’est produit pose question quant au choix narratif : cela reflète peut-être que « le réseau ment » , mais elle prive également le public d’une expérience cathartique finale attendue dans une telle production.
Une action banale et sans surprises
L’action dans ce remake est jugée correcte mais sans réelles innovations ni moments marquants comparables aux standards modernes du genre. Le film se conclut sans slogans mémorables semblant surpasser ceux énoncés dans l’original : “je vais you up”, autrefois emblématique grâce au charisme élevé d’Arnold Schwarzenegger.
Même si *The Running Man* évoque les dynamiques des réalités télévisées modernes depuis *Survivor*, il n’arrivera pas à capter l’attention comme auparavant. En 2025, certain.es critiques notent qu’il ne parvient plus à rivaliser avec la télévision ou même les véritables actualités soulevant toujours des interrogations éthiques richissimes.
La première mondiale ayant eu lieu à New York le 9 novembre continue ainsi d’alimenter débats et réflexions autour des implications sociétales véhiculées par ces adaptations modernes.