Le retour événement de « Kill Bill : The Whole Bloody Affair » sur grand écran

Le 3 décembre à Los Angeles, le film The Whole Bloody Affairqui fusionne Kill Bill Vol. 1 et Vol. 2fait son grand retour dans les salles, offrant aux fans une expérience cinématographique unique. Premièrement projeté à Cannes en 2006, cette version intégrale n’était accessible que lors d’événements spéciaux jusqu’à présent.
Une épopée emblématique du cinéma
Kill Billréalisé par Quentin Tarantino, raconte l’histoire de The Bride, interprétée par Uma Thurman, une ancienne assassin cherchant à se venger de ceux qui ont tenté de la tuer après sa retraite. Avec une durée prolongée de quatre heures et demie, ce film allie des scènes d’arts martiaux spectaculaires à une trame narrative simple mais profonde.
Cette version combine les deux volumes pour offrir une toute autre perspective au public. Ainsi, le cliffhanger laissé à la fin du Vol. 1 est désormais révélé plus tard dans le film, accentuant l’effet dramatique sur le parcours de The Bride. De plus, des dialogues alternatifs et des séquences étendues enrichissent cette nouvelle expérience.
Les choix cinématographiques de Tarantino
La création initiale de The Whole Bloody Affair remonte à seulement deux ans après la sortie du Vol. 2. Ce projet aurait pu être différent si Harvey Weinstein, alors patron de Miramax, n’avait pas suggéré que Kill Bill soit divisé en deux parties pour maximiser ses revenus en salle.
Malgré cela, Tarantino a réussi à filmer tout ce qu’il souhaitait sans compressions significatives ; un réalisme difficilement envisageable pour un film aussi long sorti en 2003. L’intrigue comporte également des moments isolés qui ne sont pas cruciaux au développement principal mais enrichissent néanmoins l’univers du film.
Un hommage au genre des arts martiaux
Kill Bill est considéré comme un point culminant du genre action/arts martiaux hollywoodien contemporain. Pendant sa production, Uma Thurman s’est préparée intently envers les mouvements chorégraphiques sous les conseils du scénariste et directeur Yuen Woo-ping, connu pour ses contributions mémorables au genre asiatique.
Tarantino intervenait aussi avec audace dans la mise en scène d’arts martiaux chinois mêlés aux techniques japonaises grâce au maître épéiste Sonny Chiba incarnant Hatori Hanso; un véritable festival sensoriel influencé par divers chefs-d’œuvre classiques tels que Le Bon, la Brute et le Truand
Les projections dans différents formats comme le 35 mm ou 70 mm disponibles permettent également d’apprécier davantage les nuances visuelles par rapport aux standards numériques modernes.