La revue musicale « Old Friends » rend hommage à l’œuvre de Stephen Sondheim au Samuel J. Friedman Theatre à Manhattan. Avec une distribution comprenant des artistes de renom comme Bernadette Peters et Lea Salonga, le spectacle explore les succès du compositeur tout en proposant quelques raretés. Cependant, certaines performances manquent de fraîcheur malgré des interprétations passionnées.
« Old Friends » célèbre l’héritage musical de Stephen Sondheim avec brio
La revue musicale « Old Friends », qui a ouvert ses portes mardi au Samuel J. Friedman Theatre, constitue une célébration nostalgique des œuvres de Stephen Sondheim. Avec 41 morceaux provenant majoritairement de son répertoire emblématique, le spectacle met en avant les chansons bien-aimées issues d’œuvres telles que « Sweeney Todd », « Merrily We Roll Along » et « Into the Woods ». Sous la direction artistique du chorégraphe britannique Matthew Bourne, c’est un véritable voyage dans l’univers musical riche et complexe de Sondheim.

Une distribution étoilée donne vie aux classiques sondheimiens
Les choix musicaux sont souvent familiers pour ceux qui connaissent bien le travail de Sondheim, mais certains titres pourraient bénéficier d’une approche plus innovante.
Des performances parfois physiques mais peu convaincantes
Bien que les capacités vocales des artistes soient indéniables, plusieurs performances manquent visiblement d’urgence émotionnelle. Ce manque se traduit par une mise en scène générique où les acteurs peinent à établir un lien authentique avec leurs personnages ou entre eux. Les mises en scène se caractérisent par un décor minimaliste prisonnier d’une palette trop uniforme, laissant peu place à l’expression individuelle nécessaire pour transmettre la complexité psychologique présente dans les œuvres originales.
Cameron Mackintosh ajoute une touche personnelle au spectacle
Le producteur mythique Cameron Mackintosh sous-tend une grande partie du projet, en insistant sur sa vision : « C’est lui qui a assemblé cette revue avec Steve », explique Peters lors d’un discours introductif. Son implication n’est pas seulement financière; elle est accompagnée d’un aspect personnel fort via des projections vidéos soulignant leur amitié professionnelle au fil des ans.
L’héritage musical laissé par Stephen Sondheim se dévoile toujours aujourd’hui
La performance enrichie offre également aux spectateurs non seulement un panorama élargi du talent exceptionnel qu’était Stephen Sondheim mais aussi une expérience immersive grâce aux arrangements orchestraux novateurs réalisés par Stephen Metcalfe. Ces nuances sonores permettent à certaines chansons connues comme le final émouvant (Sunday) de révéler toute leur force émotionnelle même dans un cadre plus intimiste qu’une production complète pourrait offrir.
Ainsi, malgré quelques critiques sur son traitement scénique et l’absence parfois d’audace créative dans la narration visuelle, cette célébration sondagienne reste essentielle pour rappeler combien cet artiste a sculpté notre culture musicale contemporaine.