Toy Story, la franchise emblématique de Pixar, continue d’évoluer avec l’annonce de Toy Story 5. Le réalisateur Andrew Stanton défend cette nouvelle suite en affirmant que chaque film contribue à une réflexion sur le temps et le changement.

Toy Story continue d’évoluer avec le temps
À la fin de Toy Story 3Andy transmet ses jouets à Bonnie avant de partir pour l’université, offrant une conclusion poignante à sa trilogie. Cependant, face aux critiques exprimées par certains fans concernant Toy Story 5, Andrew Stanton a expliqué : « Donc 3, c’était la fin… des années Andy. Personne ne se fait voler sa trilogie. Ils peuvent l’avoir et ne jamais en regarder une autre s’ils ne le souhaitent pas ».
Malgré les préoccupations des admirateurs de la saga au sujet du quatrième et cinquième épisodes, Stanton souligne qu’il aime « la façon dont ce monde nous permet d’accepter le temps et le changement ». Si Toy Story 4 a rencontré un succès considérable en rapportant plus d’un milliard de dollars au box-office et en remportant l’Oscar du meilleur long métrage d’animation, il a également abordé des thèmes profonds sur l’adaptation au changement.
Dans Toy Story 5dont le teaser a été récemment dévoilé, les jouets traditionnels font face à des technologies modernes comme la tablette Lilypad. Comme l’a précisé Stanton : « L’équipe de réalisation ne voulait pas simplement faire de la technologie un méchant d’une seule note ». Ce choix illustre comment Pixar envisage d’intégrer des réflexions nuancées sur notre interaction avec les nouvelles technologies.
Le public semble inquiet que Toy Story suive une tendance populaire où les franchises sont prolongées indéfiniment pour des raisons économiques. Pourtant, entre Toy Story 3 sorti en 2010 et Toy Story 4 sorti neuf ans plus tard, suivi maintenant par Toy Story 5sept années supplémentaires se seront écoulées lors de sa sortie prévue. Cela témoigne du désir prenant son temps chez Pixar afin que chaque histoire soit solide avant d’être partagée.
Stanton maintient que même si ces suites permettent à la franchise de croître encore davantage, cela n’enlève rien à l’excellence des trois premiers films qui offrent un arc narratif complet. Les trois premiers volets fonctionnent ensemble pour présenter une belle histoire avec un début clair pour ceux qui préfèrent s’arrêter après ces expériences initiales.
Cette volonté continue d’explorer davantage les aventures avec Woody et Buzz démontre bien là un besoin artistique tout autant qu’économique chez Pixar ; alors que leur approche réfléchie apporte encore matière à discussions passionnantes autour des valeurs intemporelles véhiculées par leurs œuvres.
Le dialogue autour du futur de Toy Story préfigure ainsi non seulement l’intérêt persistant du public mais aussi celui ayant trait aux évolutions culturelles auxquelles tous doivent faire face dans leurs vies quotidiennes.