Un cube satellite sud-coréen lancé lors du vol d'essai Artemis II de la NASA

La Corée du Sud participera à la mission Artemis II avec le satellite K-Radcube.

La Corée du Sud a annoncé qu’elle enverra un cube-satellite, nommé K-Radcube, sur le vol d’essai Artemis II de la NASA, prévu pour avril 2026. Ce lancement constitue une étape cruciale dans les préparatifs des futures missions lunaires, marquant également une collaboration renforcée entre la Corée et l’agence spatiale américaine.

Un cube satellite sud-coréen lancé lors du vol d’essai Artemis II de la NASA

Un saut vers l’exploration lunaire

Le vol de dix jours d’Artemis II permettra à quatre astronautes de faire le tour de la Lune. Il s’agira de la première fois depuis Apollo 17, qui a permis à des hommes d’atterrir sur la surface lunaire en 1972. Initialement prévu pour 2024, ce vol sera un moment clé dans le programme spatial américain.

Détails techniques sur K-Radcube

Développé par NARA Space Technology Inc., une start-up sud-coréenne, K-Radcube mesurera environ la taille d’une boîte à chaussures et pèsera 19 kg. Le satellite sera positionné sur l’adaptateur du stade Orion entre la fusée du système de lancement de l’espace et le vaisseau spatial Orion. Une fois prêt, il sera livré à la NASA d’ici juillet.

Ce cube-satellite aura pour mission de surveiller les rayonnements cosmiques pendant son passage au sein des ceintures de rayonnement Van Allen, à plus de 3540 kilomètres au-dessus de la Terre. Ces régions contiennent des particules haute énergie piégées par le champ magnétique terrestre.

Vers une coopération internationale

« Grâce à cet accord de mise en œuvre, nous nous attendons à une coopération plus étroite entre la recherche aérospatiale coréenne et la National Aeronautics and Space Administration dans le domaine de l’exploration spatiale », a déclaré Yoon Young-Bin, chef de l’Institut coréen d’aéronautique et spatiale.

Choi Young-Jun, directeur adjoint de l’Institut coréen d’astronomie et des sciences spatiales, a ajouté : « Alors que nous élargissons la portée de cette exploration, comprendre les environnements spatiaux deviendra très important ».

Les données obtenues par K-Radcube seront accessibles au public afin d’enrichir nos connaissances sur les conditions spatiales hostiles.

Collaborations multiples dans le cadre du programme Artemis

D’autres agences internationales sont également engagées aux côtés de la NASA dans ces missions. En septembre dernier, un accord avec l’agence allemande DLR avait été signé pour piloter un cube-satellite lors d’Artemis II. De même, en avril 2024, un autre partenariat avec le Japon prévoit le développement d’un rover lunaire sous pression.

Pam Melroy, administratrice adjointe de la NASA, s’est rendue récemment en Corée afin d’aborder ces collaborations internationales pendant que plusieurs accords avaient été bloqués durant certaines périodes politiques américaines.

Avec un premier atterrissage humain prévu autour de mi-2027 avec Artemis III, cette collaboration marque une nouvelle ère pour explorer notre satellite naturel tout en consolidant les relations entre nations vis-à-vis des défis communs liés aux voyages interstellaires futurs.

Passionné de boxe et de belles histoires sportives, je couvre les rings du monde entier avec un œil attentif aux détails qui font la différence. Entre deux reportages, on me retrouve souvent en salle d’entraînement ou autour d’un bon livre.