Daniel Day-Lewis et son fils Ronan lancent Anemone, une collaboration cinématographique inédite.
Au Chelsea Hotel, Daniel Day-Lewis et son fils Ronan s’apprêtent à dévoiler leur projet commun intitulé Anemone, qui sortira en salle le 3 octobre en version limitée avant une sortie plus large le 10 octobre. C’est le retour de l’acteur oscarisé sur grand écran après huit ans d’absence.

Une première pour Ronan
Ronan Day-Lewis fait ses débuts derrière la caméra avec ce film, qu’il a coécrit avec son père. Ce dernier avait annoncé sa retraite de la scène après Phantom Thread en 2017, mais a choisi de revenir à la demande de son fils. Le film aborde des thèmes familiaux universels tels que les relations entre frères et le poids des pères sur leurs fils.
Un drame familial tourmenté
Anemone, portant le nom d’une fleur délicate dont les pétales se ferment lors d’une tempête, raconte l’histoire de Ray (interprété par Daniel), un ancien soldat vivant dans une forêt isolée du nord de l’Angleterre. Son frère Jem (Sean Bean) lui rend visite alors que Ray tente d’aider son fils adolescent Brian (Samuel Bottomley), engagé sur une voie autodestructrice.
Ce drame émouvant mélange intensité émotionnelle et humour absurde, intégrant aussi des éléments surprenants comme des créatures étranges apparues durant leur processus créatif.
Fraternité artistique
Dans une conversation enrichissante durant un entretien, Daniel explique : « J’avais un peu de tristesse parce que je savais que Ronan allait commencer à réaliser des films, et j’étais en train d’abandonner cela », tandis que Ronan confie avoir ressenti dès l’enfance un fort attrait pour le cinéma grâce aux expériences partagées lors des tournages. Ils ont commencé à écrire ensemble en 2020 après avoir échangé plusieurs idées pendant deux ans.
Tous deux évoquent comment leur processus d’écriture est devenu organique au fil du temps ; ils sont passés d’un petit récit centré sur deux personnages confinés dans un abri à quelque chose de beaucoup plus vaste comprenant plusieurs interactions importantes.
« En introduisant d’autres personnages, nous avons pu respirer davantage », déclare Daniel. Leur sincérité dans cette exploration créative se manifeste également dans les dialogues souvent humoristiques et absurdes qui ponctuent Anemone.
Réflexion sur la carrière
Daniel partage ses appréhensions face au retour public : « Les réserves provenaient essentiellement de la peur [.] Cela m’a toujours laissé vide à la fin ». Mais travailler avec son fils a ravivé sa passion pour cet art : « Au début à la fin, c’était juste du pur bonheur ».
Ronan souligne qu’associer leur relation familiale aux thèmes explorés dans le film enrichit sa vision tout en laissant place à une interprétation personnelle : « Je ne pense pas qu’il y ait quoi que ce soit explicitement autobiographique », mais il souligne également certains liens intriqués liés aux dynamiques familiales complexes.
Avec Anemone, cette implication conjuguée entre père et fils offre non seulement une œuvre émotive mais aussi profonde réflexion sur l’héritage familial traversant générations entières.