Chapô

Danny Masterson, condamné à 30 ans de prison pour viol, conteste ses condamnations par le biais d’une requête en habeas corpus. Il affirme que son ancien avocat n’a pas défendu correctement ses intérêts et que des preuves cruciales ont été omises lors de son procès.
Une nouvelle contestation judiciaire
L’acteur Danny Masterson, connu pour son rôle dans la série « That ’70s Show », cherche à annuler sa condamnation pour viol prononcée en 2023. Dans une requête en habeas déposée lundi, il soutient que son ancien avocat principal, Philip Cohen, n’a pas fourni une défense adéquate lors de son deuxième procès. Ce procès s’est tenu cinq mois après l’annulation du premier, où un jury n’avait pas réussi à se prononcer sur les accusations.
Masterson purge actuellement une peine de 30 ans à perpétuité suite à sa condamnation pour le viol de deux femmes chez lui à Hollywood Hills en 2003. Son appel initial est toujours en cours.
Des accusations contre son ancien avocat
Dans ce nouveau dossier juridique de 183 pages obtenu par Rolling Stone, Masterson accuse Cohen d’avoir négligé d’exploiter des incohérences dans les témoignages des plaignants et d’avoir donné un conseil « déficient » en ne faisant pas appel à un seul témoin de la défense. L’acteur affirme avoir identifié plus de 20 témoins potentiels, mais l’avocat n’a consulté que deux parmi eux.
« Le jury n’a vu que la pointe de l’iceberg des preuves disponibles sous forme des déclarations incohérentes des témoins plaignants », précise le dossier. Masterson aurait sollicité Cohen pour présenter au moins quelques éléments prouvant son innocence, mais ce dernier aurait refusé.
Témoignage controversé
La stratégie défensive aurait dû évoluer après qu’une décision ait permis à Claire Headley, ancienne scientologue mécontente, de témoigner sur les pratiques de l’Église de Scientologie durant le second procès. La pétition qualifie Headley comme ayant présenté un témoignage « hérétique », affirmant que les membres ne peuvent signaler les crimes commis par d’autres membres et sont contraints d’utiliser un vocabulaire précis qui évite le terme « viol ».
Selon Masterson et son nouvel avocat Eric S. Multhaup, Cohen aurait dû faire venir un expert afin de réfuter ces allégations perturbantes concernant la Scientologie.
Allégations supplémentaires contre la procédure judiciaire
Masterson continue également d’affirmer que la juge Charlaine Olmedo a agi avec parti pris lorsqu’elle a permis ces témoignages anti-scientologiques au tribunal, arguant que l’enquête policière était empreinte d’un même parti pris.
« Leah Remini a été accueillie dans le giron de l’accusation comme conseillère. alors qu’elle menait une vendetta contre », déclare le dossier légal.
Reconnu coupable le 31 mai 2023, Masterson avait déjà vu trois femmes accuser cet acteur ayant précédemment fait parler du célèbre réseau scientologique. Les victimes ont rapporté avoir été droguées avant ces agressions sexuelles répétées.
Alors qu’il critique nuancé des erreurs supposées dans la conduite du précédent procès, cette nouvelle requête vise aussi une libération conditionnelle selon laquelle plusieurs preuves disculpatoires auraient pu être présentées lors du procès initial sans motif tactique valable.
« Danny mérite un nouveau procès où le jury pourra également entendre son côté », conclut Multhaup dans sa déclaration appuyant cette démarche légale qui évoque près de 65 pièces documentant ses arguments juridiques ainsi qu’une présumée injustice subie pendant l’ensemble du processus judiciaire actuel face aux accusations persistantes.