Darmanin a annoncé la construction prochaine d'une prison de haute sécurité en Guyane

Un projet de prison révolutionnaire en Guyane annoncé par le ministre de la Justice

Le garde des Sceaux Gérald Darmanin a dévoilé, lors d’un déplacement en Guyane, son intention d’ouvrir une nouvelle prison de haute sécurité à Saint-Laurent-du-Maroni d’ici 2028. Ce nouvel établissement carcéral, qui comptera 500 places, sera dédié aux détenus condamnés pour narcotrafic et aux individus radicalisés.

Darmanin a annoncé la construction prochaine d’une prison de haute sécurité en Guyane

Une réponse face au narcotrafic

Le ministre souligne que sa stratégie vise à « frapper la criminalité organisée à tous les niveaux ». Cela inclut la lutte contre le trafic de drogue qui commence sur le terrain guyanais et se poursuit vers la métropole par l’intermédiaire des têtes de réseau et jusqu’aux consommateurs. Cette prison est présentée comme un élément central dans cette guerre contre le narcotrafic.

Un investissement majeur

Le coût total estimé pour ce projet ambitieux est de 400 millions d’euros. Le permis de construire devrait bientôt être signé par le préfet pour cet ouvrage qui s’étendra sur plusieurs dizaines d’hectares en pleine jungle amazonienne.

Saint-Laurent-du-Maroni est considéré comme un carrefour stratégique où transitent quotidiennement des « mules » ayant pour but d’acheminer, notamment via l’aéroport d’Orly, des cargaisons illégales provenant du Suriname. L’histoire rappelle également que cette ville était autrefois l’entrée du bagne français entre 1850 et 1938.

En janvier dernier, Gérald Darmanin avait déjà énoncé son souhait d’isoler dans « une prison de haute sécurité » les « cent plus gros narcotrafiquants », afin qu’ils ne puissent pas continuer leurs activités criminelles depuis leur cellule.

Des statistiques alarmantes

La situation sécuritaire en Guyane est préoccupante, avec une densité criminelle élevée – 20,6 homicides pour 100 000 habitants – qui se démarque clairement par rapport à la moyenne nationale de 1,5 pour 100 000 habitants. Ces chiffres illustrent l’urgence du besoin en infrastructures pénitentiaires adaptées pour faire face aux défis posés par le crime organisé dans cette région française particulière.

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