Trois véhicules ont été incendiés tôt ce mercredi 17 avril devant la prison de Tarascon, augmentant les tensions déjà présentes autour des établissements pénitentiaires en France. Le parquet antiterroriste a été saisi, tandis que Gérald Darmanin évoque une volonté d’intimidation contre l’État.
Incendie à Tarascon
Ce matin-là, vers 5h20, trois véhicules ont été brûlés sur un parking sécurisé réservé au personnel de la prison de Tarascon (Bouches-du-Rhône). Selon le procureur de la République, Laurent Gumbau, l’un des véhicules appartenait à un agent pénitentiaire et un second à une entreprise intervenant au centre. Le troisième véhicule a été complètement calciné et n’a pas pu être identifié. Aucun message n’a été retrouvé sur les lieux pour expliquer ces actes.

Gérald Darmanin a déclaré dans une interview accordée à CNews : « Il y a manifestement des gens qui essaient de déstabiliser l’État en intimidant ». Il a également tenté d’apaiser les craintes en précisant qu’il n’y aurait pas eu une « nouvelle nuit bleue » comparable aux événements récents qualifiés d’« absolument inacceptable ».
Incendies liés et inscriptions inquiétantes
D’autres incidents préoccupants se sont produits simultanément. Au cours de la même nuit, un véhicule appartenant à un surveillant de la prison d’Aix-Luynes avait également été incendié devant son domicile. Les détails concernant cet incident sont demeurés vagues selon le syndicat FO Pénitentiaire.
Dans le département voisin de Seine-et-Marne, plusieurs signes ont renforcé les inquiétudes des autorités. Des inscriptions portant l’acronyme « DDPF » ont été découvertes dans le hall d’un immeuble où habite une surveillante pénitentiaire. Bien que la signification précise reste incertaine, cette mention pourrait faire référence à « Défense des prisonniers français ». Le même soir, deux autres véhicules ont subi sort similaire dans le parking du centre pénitentiaire de Réau.
Tensions croissantes dans le milieu pénitentiaire
Cet ensemble d’événements souligne une escalade possible des tensions entre certains groupes extrémistes ou délinquants et les institutions judiciaires françaises. Avec l’intervention du parquet antiterroriste, il est probable que ces incidents soient pris très au sérieux par les forces sécuritaires. Les actions violentes envers ceux travaillant dans l’administration pénitentiaire témoignent non seulement d’une vulnérabilité accrue mais aussi d’un climat général harmonisé par crainte et intimidation envers ceux chargés d’assurer l’ordre public.