David Sacks, conseiller à la Maison Blanche et responsable du développement de l’intelligence artificielle, a exprimé dans le podcast « All-In » la nécessité pour le gouvernement américain d’être stricte concernant les contrôles d’exportation des puces fabriquées aux États-Unis. Il met en garde contre le non-respect par certaines sociétés technologiques occidentales des règles existantes.

- David Sacks, expert en IA et crypto, insiste sur le besoin de financements pour le gouvernement américain.
- Il a exprimé la nécessité de contrôler strictement les exportations de puces aux États-Unis.
- Sacks a déclaré que la Chine contourne les dispositifs réglementaires pour accéder aux semi-conducteurs américains.
- Il a plaidé pour un renforcement des mesures et un accroissement des moyens dédiés au BIS.
Les préoccupations de Sacks
David Sacks a précisé que la Chine continue de contourner les dispositifs réglementaires visant à limiter son accès aux semi-conducteurs américains. Lors d’un épisode diffusé vendredi, il a déclaré : « Je pense que clairement les sociétés écrans, les sociétés de front, sont créées par le gouvernement chinois ou les entités en Chine pour échapper aux contrôles des exportations, car finalement, ils veulent les puces ».
Le conseiller a pointé du doigt le rôle du Bureau de l’industrie et de la sécurité (BIS) au sein du ministère du Commerce américain. Selon lui, cette agence est sous-dotée en ressources nécessaires pour faire respecter efficacement ces réglementations cruciales.
Appel à une répression accrue
Sacks a également évoqué la situation récente concernant Nvidia, qui s’attend à une perte potentielle supérieure à plusieurs milliards de dollars due à une obligation de licence spécifique pour l’envoi de puces H20 vers la Chine. Il a souligné qu’il existe un manque évident d’application des règlements par certaines entreprises occidentales : « Je pense qu’il y a beaucoup de sociétés occidentales qui auront l’air dans l’autre sens », ajoutant que ce relâchement pourrait être motivé par des raisons économiques.
Il affirme qu’un renforcement des mesures est urgent : « C’est là que je pense que le gouvernement américain doit être assez difficile ». En conséquence, il a plaidé pour un accroissement des moyens dédiés au BIS afin d’assurer une surveillance plus rigoureuse et systématique.
Réactions et perspectives
Pour finir, David Sacks considère que cet effort exige davantage d’attention au sein du gouvernement américain. Pour lui : « C’est l’un des rares domaines du gouvernement qui, selon moi, a besoin de plus de ressources ». Un porte-parole du BIS n’a pas encore fourni de commentaire sur ces déclarations.
Cette prise de position souligne les tensions persistantes entre Washington et Pékin autour des technologies sensibles et rappelle l’importance croissante accordée aux questions régionales liées à la cybersécurité et à l’innovation technologique dans le contexte actuel géopolitique.