Jasveen Sangha, une femme de 42 ans surnommée la « reine de la kétamine » par les procureurs, a plaidé coupable mercredi d’avoir fourni la kétamine qui a causé la mort par surdose de l’acteur Matthew Perry. Elle avait reconnu avoir vendu des flacons de cette substance à un intermédiaire en 2023, sachant qu’ils étaient destinés à Perry.
Un trafic illicite dévoilé
Lors de son audience au tribunal fédéral du centre-ville de Los Angeles, Jasveen Sangha a plaidé coupable pour cinq chefs d’accusation. Selon les procureurs, elle a dirigé une cachette depuis son appartement haut de gamme et a fourni quatre flacons de kétamine à Cody McLaury en août 2019, ce dernier étant décédé quelques heures plus tard d’une overdose.

Sangha est accusée d’avoir vendu 50 flacons supplémentaires au cours du mois d’octobre 2023, destinés à l’acteur. Elle a déclaré : « Il n’y avait aucun moyen de dire à 100%, mais je savais que quelque chose allait ». Son plaidoyer vient après plusieurs autres acquiescements dans cette affaire impliquant des coaccusés tels que deux médecins et un assistant personnel.
Les conséquences tragiques
Matthew Perry est décédé le 28 octobre 2023 des effets aigus de la kétamine. Dans ses mémoires publiées en 2022 intitulées Friends, Lovers and the Big Terrible Thing, il révélait avoir mené une lutte publique contre sa dépendance aux drogues pendant plusieurs années.
Durant l’audience, Mark Geragos, avocat défendant Sangha, s’est exprimé : « C’est une tragédie [.]. Personne ne veut être dans la chaîne de causalité », ajoutant qu’elle se sentait « horrible » vis-à-vis du drame.
Sanctions potentielles et points juridiques soulevés
Sangha risque jusqu’à 65 ans d’emprisonnement ainsi qu’une amende pouvant atteindre 2,5 millions d’euros. Son audience pour peine est prévue le 10 décembre prochain. Les procureurs ont indiqué qu’elle avait déjà été impliquée dans divers trafics depuis plusieurs années avant son arrestation en août 2024.
Au cours des procédures judiciaires précédentes contre ses coaccusés ayant été reconnus coupables comme Iwamasa et Fleming – qui se sont également vus imposer peines maximales pour leur rôle – Geragos prévoit appeler des experts lors du procès afin d’explorer les détails médicaux concernant Matthew Perry et établir une meilleure compréhension des responsabilités partagées dans cet incident tragique.
Le cadre judiciaire reste tendu autour des questions liées à la responsabilité car les interactions entre tous les accusés engendrent davantage de complexités légales; nombre constatent un écart frappant entre leurs peines respectives.
Cette affaire invite également à réflexions sur le traitement destiné aux personnes souffrant de dépendances face aux enjeux judiciaires et sociétaux actuels liés aux substances contrôlées.