Chapô :

Cette semaine à Prague, les premières images du calendrier Pirelli 2026, réalisé par le photographe norvégien Solve Sundsbo, seront dévoilées. Dans un shooting original mêlant nature et modèles iconiques, l’artiste a mis en avant des femmes de sa génération, dont Eva Herzigova et Venus Williams, dans une approche innovante qui remet en question les stéréotypes de beauté.
Un calendrier ancré dans la nature
Pour l’édition 2026 de son calendrier, Pirelli confie la direction artistique à Solve Sundsbo, un portraitiste reconnu pour son attachement à la nature. La séance photo s’est déroulée dans un aquarium géant où Eva Herzigova a plongé vêtue d’un simple voile. Le photographe a pris plusieurs heures pour capturer l’image parfaite au milieu d’une équipe composée de près de 50 personnes.
Une vision renouvelée de la beauté féminine
Sundsbo exprime clairement ses intentions : il refuse de photographier « des très jeunes femmes ». À 55 ans lui-même, il souhaite collaborer avec des modèles ayant graphiques ou. expérience : « J’ai tenu à ce que les femmes que je photographie soient issues de ma génération », précise-t-il.
Il souligne aussi l’impact du mouvement MeToo sur la perception actuelle envers la beauté féminine : « Je ne crois pas que l’on puisse continuer à faire ‘comme avant’ ». Avec cette démarche audacieuse, le photographe vise à créer des images mémorables et iconiques.
Un travail minutieux et respectueux
Sundsbo insiste sur une méthode basée sur le respect mutuel entre le modèle et le photographe. Selon lui, chaque image doit raconter une histoire sans recourir à l’autorité ni à la souffrance : « On peut obtenir de belles images, même quand tout se passe bien ».
Eva Herzigova partage son enthousiasme face au travail du photographe : « Tous les grands photographes savent comment aller là où ils veulent sans nous diriger », déclare-t-elle en évoquant cette expérience unique.
Il réfléchit aussi au besoin d’évoluer et envisage maintenant d’explorer d’autres sujets masculins : « Oui. J’adorerais photographier Arnold Schwarzenegger », ajoute-t-il avec humour.
Le projet nécessite presque une année de préparation avec trois sessions photographiques réparties entre deux lieux en Angleterre et aux États-Unis. Ce remarquable calendrier invite donc à repenser notre regard sur les femmes tout en célébrant leur diversité face aux enjeux contemporains liés au genre et à l’image médiatique.