Chapô : Ángel del Villar, PDG de Del Records, a été reconnu coupable de complot en lien avec des cartels mexicains. Cet homme d’affaires fait face à une possible peine de 30 ans de prison pour plusieurs chefs d’accusation. Ses avocats prévoient déjà un appel après cette décision déconcertante.
Ángel del Villar reconnu coupable de liens avec les cartels
Le PDG de Del Records, Ángel del Villar, a été déclaré coupable par le ministère américain de la Justice d’avoir enfreint la loi sur la pointe de la roi et est confronté à une peine maximale de 30 ans d’emprisonnement. L’annonce a été faite jeudi, révélant que Del Villar était impliqué dans un complot pour faire affaire avec des membres du cartel.

Des liens directs établis entre Del Records et le crime organisé
Selon un communiqué du Département américain de la Justice (DOJ), Del Villar et son co-accusé, Del Entertainment, sont reconnus coupables d’avoir effectué des transactions avec Jésus «Chucho» Pérez Alvear, connu pour ses activités illégales au sein du Cartel de Jalisco Nueva Generación (CJNG) et du groupe Los Cuinis. En 2018, Pérez avait déjà été désigné comme «trafiquant de stupéfiants», ayant contribué au blanchiment d’argent lié aux cartels.
«Les accusés ici ont choisi de se lancer dans les affaires avec une personne qu’ils savaient avoir des liens avec le CJNG et qui avait été désignée comme trafiquant,» a déclaré le procureur américain, Joseph McNally.
Une défense déterminée face à l’accusation
Les avocats d’Ángel del Villar, Drew Findling, Marissa Goldberg et Zack Kelehear, ont exprimé leur désaccord quant au verdict : «Nous respectons le verdict qui a été donné aujourd’hui, mais nous sommes fortement en désaccord… La lutte continue devant le tribunal ; il y aura un appel rapide.» Ils ajoutent que cette situation ne concerne aucunement Del Records ou Del Publishing, affirmant leur indépendance dans cette affaire judiciaire.
Coup dur pour l’industrie musicale : conséquences judiciaires attendues
Le verdict pourrait entraîner des sanctions sévères pour del Villar lors d’une audience programmée pour le 15 août prochain où chaque chef d’accusation pourrait valoir jusqu’à 30 ans derrière les barreaux. Par ailleurs, les risques pèsent également sur Del Entertainment, qui pourrait être condamné à cinq années de probation accompagnées d’une amende s’élevant jusqu’à 10 millions $.
Témoin clé : Gerardo Ortiz entre vengeance personnelle et contrainte légale
Lors du procès, il a été rapporté que l’ancien artiste vedette chez Del Records, Gerardo Ortiz, aurait plaidé coupable dans une autre affaire similaire. Selon les procureurs, Ortiz aurait décidé sous pression continuer ses performances malgré leurs implications illégales auprès du cartel dirigé par Pérez après avoir reçu une mise en garde du FBI en avril 2018.
Un avocat représentant Ortiz déclarait alors que ce dernier n’avait nullement plaidéCoupable à tort: «Il n’a pas plaidé coupable d’avoir comploté ou fait des affaires avec des cartels… M. Ortiz est un témoin dans ce procès…»
En résumé, cette saga judiciaire met en lumière non seulement les ramifications légales potentielles associées à l’industrie musicale mais aussi l’infiltration inquiétante des cartels mexicains au sein même du divertissement aux États-Unis.