La nouvelle vie d’Erin Smith à Montréal : un changement inattendu
- Erin Smith a quitté New York pour Montréal pour le travail de son mari.
- Elle trouve la vie à Montréal plus abordable et appréciable malgré quelques difficultés d'intégration.
- Les soins de santé y sont moins coûteux, mais leur gestion demande un temps d'adaptation.
- Elle aime la ville et souhaite rester aussi longtemps que possible, malgré les défis culturels.

Erin Smith, spécialiste du marketing et fondatrice du blog de voyage Gluten-Free Globetrotter, a quitté New York pour s’installer à Montréal en 2024. Initialement réticente à l’idée de quitter sa ville natale, elle a depuis découvert une qualité de vie bien plus satisfaisante qu’elle ne l’aurait imaginé.
Un déménagement motivé par une opportunité professionnelle
Née et élevée à New York, Erin Smith n’avait jamais envisagé de quitter la ville qui lui tenait tant à cœur. « Je ne voulais tout simplement pas être ailleurs », confie-t-elle. Sa perspective change lorsque son mari reçoit une offre d’emploi exceptionnelle au Québec pour aider au développement d’une division agricole intérieure. En raison des obligations scolaires de leur fils, le processus de déménagement s’étale sur plusieurs mois.
Un coaching pour faciliter la transition
Face aux défis que représente un tel déménagement dans un environnement francophone, Erin fait appel à un coach en relocalisation : « Cela m’a aidé – pas tant avec la logistique du déménagement, mais plutôt en réalisant que les choses qui étaient importantes pour moi à New York le seraient toujours ici », explique-t-elle.
Une vie financièrement abordable
À leur arrivée, le couple cherche activement un logement. Ils optent pour Westmount où le coût du loyer est nettement inférieur à celui qu’ils connaissaient à Brooklyn. Alors qu’ils payaient environ 3 500 $ par mois dans leur duplex new-yorkais, leurs nouvelles dépenses s’élèvent désormais à environ 2 500 $ par mois : « Même si nous avons perdu notre espace extérieur, nous avons gagné un lave-linge et un sèche-linge », souligne-t-elle.
Nouveaux défis sociaux et administratifs
S’intégrer dans brûler des amis se révèle compliqué pour Erin dans une région où prédomine la langue française. Elle navigue également avec difficulté entre les différentes commissions scolaires existantes avant que son fils ne commence sa scolarité dans une école anglaise avec programme d’immersion française.
« Se faire des amis ici n’a pas non plus été facile », admet-elle.
La gestion des finances représente également une barrière notable ; il leur faut plusieurs semaines pour établir leurs comptes bancaires canadiens faute d’historique financier préalable.
Des soins de santé accessibles mais complexes
En matière de santé, Erin constate avec satisfaction la facilité liée aux options alimentaires sans gluten grâce aux réglementations canadiennes. Toutefois, naviguer dans le système médical socialisé présente sa propre série de défis : « Il y a donc eu une énorme courbe d’apprentissage pour trouver des médecins ».
Cependant, elle note que l’assurance maladie au Canada est moins coûteuse comparativement aux Etats-Unis : « À New York, l’assurance maladie pour notre famille coûtait presque autant que le loyer », déclare-t-elle.
Une impression déjà familière
Aujourd’hui installée à Montréal près d’une station de métro facilitant ses déplacements vers le centre-ville, Erin exprime sa joie vis-à-vis de cette nouvelle aventure : « J’aime vraiment Montréal. La ville est belle et plus propre ». Son ressenti est clair : vivre ici semble calmer son rythme soutenu auquel elle était habituée dans la métropole américaine.
Avec des visas canadiens valables durant trois ans, elle espère prolonger cette expérience positive en affirmant : « Pour l’instant j’aimerais rester le plus longtemps possible ». Avec ce changement radical s’opèrent aussi des ajustements culturels dont elle prend conscience chaque jour.