Sam Altman quitte son poste chez Oklo pour renforcer OpenAI
Le 22 avril, Sam Altman a démissionné de son poste de président du conseil d’administration de la startup d’énergie nucléaire Oklo. Cette décision facilitera un éventuel accord entre Oklo et OpenAI, permettant à l’entreprise d’intelligence artificielle, évaluée à 300 milliards de dollars, d’élargir ses activités en matière de centres de données.

Une stratégie claire pour OpenAI
Sam Altman a annoncé mardi sa démission du conseil d’administration d’Oklo dans un dossier soumis à la SEC. La société a précisé que ce choix n’était pas motivé par des désaccords ou des violations de politique. Avec cette sortie, le PDG d’Oklo, Jacob Dewitte, lui succède en tant que président.
La présence d’Altman au sein d’Oklo compliquait la possibilité pour OpenAI de conclure un partenariat solide sur l’électricité avec cette entreprise innovante. En dehors du conseil, Altman conserve une participation de 4,8% dans Oklo et pourrait voir ses intérêts financiers croître si les deux entreprises collaborent efficacement à l’avenir.
Perspectives financières intéressantes
Bruce Kogut, professeur à Columbia Business School, a noté : « Cela semble être là que cela bouge ». Selon lui, si un accord est conclu pour alimenter les centres de données d’OpenAI avec des réacteurs nucléaires conçus par Oklo, des paiements significatifs seront effectués envers cette dernière et bénéficieront également aux actionnaires.
Un porte-parole d’Oklo a estimé que le départ d’Altman simplifie maintenant les relations entre les deux sociétés sans complications additionnelles liées à son ancien rôle.
Expansion rapide des centres de données
OpenAI intensifie sa capacité opérationnelle en matière de centres de données afin de réduire sa dépendance vis-à-vis de Microsoft. La société américaine s’est associée avec Oracle et Softbank pour développer ces infrastructures sur le territoire américain. Le premier site est actuellement en construction à Abilene au Texas.
À côté des accords signés avec des clients majeurs comme Equinix et Switch, il est important de noter qu’Oklo n’a pas encore reçu l’approbation nécessaire pour son réacteur nucléaire par la Commission réglementaire nucléaire (NRC). Après le rejet initial en 2022, elle prévoit une nouvelle demande fédérale.
Chris Wright, ancien membre du conseil administratif ayant récemment été confirmé secrétaire à l’énergie sous l’administration Trump, pourrait faciliter ce processus auprès des autorités compétentes.
L’intérêt persistant des investisseurs témoigne du potentiel prometteur qu’a Oklo face à la « poussée massive » vers une adoption accrue des solutions énergétiques nucléaires liée aux évolutions rapides offertes par l’intelligence artificielle.
L’univers technologique continue ainsi son évolution où innovations énergétiques et avancées en IA semblent converger vers un avenir plus durable et puissant économiquement.