L’amour est dans le pré : une baisse des courriers pour les agriculteurs et l’impact des réseaux sociaux
La production de L’amour est dans le pré, qui prépare sa saison 20 sur M6, observe une diminution notable du nombre de courriers reçus par certains agriculteurs. Selon Gabriella Mather, productrice artistique de l’émission, cette tendance s’explique en partie par la peur du jugement sur les réseaux sociaux.

Le lundi 11 août, M6 diffusera un épisode spécial intitulé « Que sont-ils devenus ? » consacré aux candidats des saisons précédentes. Bien que la saison 20 ne dispose pas encore d’une date précise de diffusion, elle marquera un tournant puisque, pour la première fois depuis 2020, aucun abandon n’a été enregistré entre les portraits et les speed-datings. Cependant, un agriculteur se retrouve sans courrier viable malgré plusieurs appels à candidatures lancés sur les réseaux sociaux.
Gabriella Mather a souligné que « Il y a de plus en plus d’agriculteurs qui reçoivent peu de lettres ». Elle a comparé cette situation à celle d’il y a quatre ou cinq ans où certains participants recevaient jusqu’à 1200 courriers comme Émeric lors de la saison 13. La productrice attribue cette évolution à l’influence croissante des réseaux sociaux : « Je pense que les gens appréhendent », a-t-elle déclaré. Elle a ajouté : « *On se rappelle tous de Patrice et Justine (saison 18). Elle s’en est pris plein la guule sur les réseaux sociaux. Elle fait jurisprudence** ».
Patrice et Justine ont effectivement connu une forte médiatisation en 2023 et ont décidé de quitter définitivement les réseaux sociaux en 2024 pour éviter le harcèlement en ligne. Justine a expliqué : « Je pense que ça n’aurait fait qu’alimenter la haine », tandis que Patrice précisait : « Ça a commencé au deuxième mois de la diffusion ».
Cette situation soulève des questions sur l’impact du cyberharcèlement sur la participation aux émissions télévisées. En France, ce type d’agissement peut être puni par deux ans d’emprisonnement et une amende pouvant atteindre 30 000 euros selon l’article 222-33-2-2 alinéa 4 du Code Pénal.
La dynamique actuelle pose donc un défi pour L’amour est dans le pré alors qu’elle continue d’attirer un large public avec ses audiences solides mais doit également faire face aux répercussions négatives des nouvelles technologies sur ses participants potentiels.