La Sous-Direction antiterroriste est responsable de la coordination de l'enquête

Le 24 mai, un black-out électrique massif a frappé Cannes au dernier jour de son festival de cinéma, suite à des actes de sabotage. Les enquêteurs de la Sous-direction antiterroriste (Sdat) mènent les investigations pour identifier les responsables. Deux bandes d’anarchistes pourraient être impliquées dans ces actes.

  • La Sous-Direction antiterroriste mène l'enquête sur un black-out électrique massif à Cannes.
  • Les sabotages ont affecté près de 160 000 foyers et ont été causés par l'incendie d'un poste électrique et la chute d'un pylône.
  • Le festival de Cannes a pu se dérouler malgré la panne grâce à un système d'alimentation autonome.
  • Les enquêtes sont dirigées par le parquet de Marseille pour des chefs d'accusation liés à la destruction de biens et à l'association de malfaiteurs.

La Sous-Direction antiterroriste est responsable de la coordination de l’enquête

Le 28 mai, la Sdat a été officiellement saisie pour continuer l’enquête sur les sabotages qui ont causé une coupure d’électricité affectant près de 160 000 foyers. Cette panne s’est produite après l’incendie d’un poste électrique du gestionnaire RTE, situé à Tanneron, et la chute d’un pylône à Villeneuve-Loubet, dont trois des quatre piliers avaient été sciés. Le courant n’a pu être rétabli qu’à 15h20 ce même jour.

Malgré cette situation critique, le festival de Cannes et sa cérémonie de clôture ont pu se dérouler grâce à un système d’alimentation autonome.

Les autorités judiciaires se sont réorganisées pour confier l’affaire au parquet de la juridiction interrégionale spécialisée (Jirs) de Marseille. Celui-ci dirige désormais les investigations ouvertes sous des chefs tels que « destruction de bien destiné à l’utilité publique » et « association de malfaiteurs ». Les parquets locaux des Alpes-Maritimes et du Var se sont dessaisi au profit de cette juridiction compétente.

Deux bandes d’anarchistes

La mission confiée aux enquêteurs inclut également une coordination avec les gendarmes et policiers locaux. Le choix du service antiterroriste est lié à une revendication publiée peu après les événements sur un site alternatif nantais par ce groupe identifié comme « deux bandes d’anarchistes », associé à des mouvances extrême-gauche. Le communiqué précise que ce sabotage visait non seulement le festival mais aussi des infrastructures stratégiques telles que Thales Alenia Space ainsi que plusieurs start-ups et l’aéroport Nice-Côte d’Azur.

Réactions gouvernementales

Face à ces actes considérés comme « extrêmement graves », le Premier ministre François Bayrou a déclaré qu’il s’agissait d’une mise en cause significative de l’ordre public destinée à semer la peur auprès des organisateurs d’événements similaires. Il a annoncé que le gouvernement renforcerait ses mesures en matière de surveillance autour des lieux sensibles : « Nous allons étendre la surveillance à tous les lieux critiques ». François Bayrou a reconnu que le risque demeurait présent malgré ces actions préventives, soulignant ainsi la détermination du gouvernement face aux menaces potentielles issues partiellement ou totalement liées aux groupuscules suspects impliqués dans ces attaques.

Ces événements soulèvent une nouvelle inquiétude quant à la sécurité lors d’événements publics majeurs en France, exacerbant les tensions autour des mouvements radicaux qui semblent gagner en organisation et en audace.

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