Le 50e Festival international du film de Toronto
Le 50e Festival international du film de Toronto (TIFF) a ouvert ses portes avec le documentaire John Candy : I Like Me, qui rend hommage à l’acteur canadien. Produit par Ryan Reynolds et réalisé par Colin Hanks, ce film retrace la carrière de John Candy, en mettant l’accent sur sa personnalité généreuse et son influence dans le milieu du divertissement. Ce portrait touchant arrive 31 ans après sa mort.
Un personnage aux multiples facettes
John Candy avait un alter ego connu sous le nom de « Johnny Toronto », une figure charismatique et audacieuse qui contrastait fortement avec sa nature timide. À travers ce personnage, il pouvait se montrer confiant et sociable, créant un lien authentique avec ceux qui l’entouraient.

Le documentaire ne cherche pas à exposer des défauts ou des controverses dans la vie de Candy
Bill Murray, son ancien partenaire chez Second City, note qu’« aucun d’entre nous n’aura une mauvaise chose à dire sur lui ». Cependant, les témoignages soulignent que sa sensibilité faisait de lui une personne facilement affectée par les événements tragiques de sa vie.
Les révélations du documentaire
I Like Me n’est pas seulement une célébration; il aborde également les défis personnels que John Candy a dû affronter. L’absence précoce de son père suite à une crise cardiaque alors qu’il n’avait que cinq ans a eu un impact significatif sur sa trajectoire personnelle. Son travail au sein du groupe d’improvisation Second City ainsi que ses rôles mémorables dans SCTV ont propulsé sa carrière.
Des intervenants comme Tom Hanks et Steve Martin évoquent la vulnérabilité perceptible chez Candy. Conan O’Brien partage aussi un souvenir marquant lors d’un sketch qui démontre l’étendue du talent comique de John tout en témoignant des douleurs cachées derrière ses performances humoristiques.
Une star aux responsabilités croissantes
La montée en popularité de John Candy lui a également apporté plus d’obligations professionnelles et personnelles. Représentant pour Hollywood, il continue d’être admiré malgré la pression croissante liée à la célébrité : « Johnny Toronto ne peut pas toujours sauver [.] même si c’est censé être léger ». Ce ton mélancolique est renforcé par des images poignantes des funérailles de Jack Candy en 1994.
Le film souligne combien cette vulnérabilité était intégrante à son art : tel est le charme indéniable qui fait encore résonner aujourd’hui ses œuvres majeures comme Un fauteuil pour deux ou Pour quelques dollars de plus. Le public se rappelle pourquoi John Candy reste cher aux cœurs même après tant d’années.
En définitive, ce documentaire poignant fait écho non seulement à la légende comique qu’était John Candy, mais offre également un reflet chaleureux sur le manque laissé par son absence dans le paysage culturel contemporain
Le film sera diffusé sur Amazon Prime dès octobre prochain, permettant ainsi à une nouvelle génération de découvrir ou redécouvrir cet acteur emblématique.