La succession d’Isaac Hayes poursuit Donald Trump pour violation des droits d’auteur
Un juge fédéral a confirmé que la succession d’Isaac Hayes pouvait poursuivre sa plainte contre Donald Trump pour violation des droits d’auteur. Le tribunal a statué que Trump avait « personnellement sélectionné » la chanson « Hold On, I’m Coming », jouée lors de plusieurs rassemblements.

Le juge de district américain Thomas Thrash a rendu une décision le vendredi précédent, rejetant certaines des réclamations de la plainte mais reconnaissant les allégations contre Trump. Dans sa requête déposée en janvier, Trump contestait l’absence de preuves le reliant directement à l’utilisation non autorisée de la chanson. Toutefois, le juge Thrash a constaté que les plaignants avaient suffisamment prouvé que le président avait « personnellement sélectionné » l’œuvre et qu’elle avait été exécutée au moins 133 fois dans différents médias.
Le juge Thrash a rejeté certaines réclamations
Il a néanmoins confirmé que Trump avait personnellement sélectionné la chanson et qu’elle avait été exécutée 133 fois.
Les arguments de Trump n’ont pas justifié un rejet du procès
Les plaignants ont prouvé que Trump avait sélectionné l’œuvre et qu’elle avait été exécutée dans divers médias.
Bien que deux principales réclamations de violation des droits d’auteur aient été confirmées contre lui, le juge a néanmoins annulé certains aspects du procès concernant les accusations de « fausse approbation » et le « droit à la publicité », stipulant qu’il n’y avait pas eu utilisation du nom ou de la ressemblance de Hayes lors des événements.
La succession d’Hayes avait intenté une action judiciaire à l’encontre de Donald Trump en raison de l’utilisation inappropriée de leur musique lors des campagnes électorales. Isaac Hayes III, fils du musicien décédé en 2008, s’est exprimé à ce sujet : « Donald Trump représente le pire de l’intégrité et de la classe avec son manque de respect. Nous allons maintenant y faire face très rapidement. »
Dans ce même jugement, un co-accusé dans cette affaire, Turning Point Action, Inc., un groupe nationaliste chrétien d’extrême droite, a été retiré pour motifs juridictionnels. Par ailleurs, les actions précédentes contre le Comité national républicain, la National Rifle Association et l’American Conservative Union ont été abandonnées par la succession.
Cette affaire soulève des questions quant aux droits liés à l’utilisation musicale en période électorale et souligne les tensions entre création artistique et discours politique selon les choix controversés effectués par certaines personnalités publiques.