Élections locales au Royaume-Uni : tout sur le premier scrutin sous Keir Starmer

Les élections locales qui se déroulent en Angleterre jeudi représentent un test clé pour le Parti travailliste du Premier ministre Keir Starmer, alors que l’économie stagnante et la chute de popularité gouvernementale ouvrent la voie à des partis comme Reform UK, dirigé par Nigel Farage.

Qui vote et pour quoi ?

Le vote concerne uniquement certaines régions d’Angleterre, car les conseils municipaux ont annulé plusieurs élections anticipant leur remplacement. Plus de 1 600 membres doivent être élus dans 24 municipalités, incluant six maires régionaux dans des zones comme Cambridgeshire, Doncaster et Hull. Une élection spéciale a également lieu à Runcorn et Helsby pour remplacer le législateur démissionnaire Mike Amesbury.

Élections locales au Royaume-Uni : tout sur le premier scrutin sous Keir Starmer

La participation annuelle aux élections britanniques est généralement basse, souvent autour d’un tiers ou moins des électeurs inscrits.

Quand les résultats sont-ils attendus ?

Les résultats des élections spéciales sont prévus vers 3 heures du matin vendredi. Les premières estimations pour quatre mairies suivront entre 2 heures du matin et plusieurs résultats municipaux seront publiés autour de midi.

Quelles fêtes font face à une journée difficile ?

Le Parti travailliste et les conservateurs subissent une pression intense. Pour ces derniers, dirigés par Kemi Badenoch, il s’agit de défendre près de 970 sièges qu’ils avaient obtenus lors d’élections favorables au début de l’année 2021 sous le mandat de l’ex-Premier ministre Boris Johnson. Selon Badenoch, « ce sera très difficile », avec des analystes prévoyant une perte significative.

Du côté travailliste, bien que leurs pertes soient moindres (environ 300 sièges), ils jonglent avec un mécontentement croissant lié à des choix controversés sur les dépenses publiques et la fiscalité. La bataille principale reste l’élection spéciale où perdre serait symboliquement désastreux après la solide majorité remportée par Amesbury lors des dernières générales contre un candidat populiste.

Qui est susceptible de bien faire ?

Reform UK espère harponner un nombre important de sièges grâce à sa structure organisée depuis peu. Leur chef Nigel Farage aspire aussi à conquérir certains bastions traditionnels du Parti travailliste dans le nord et le centre de l’Angleterre.

Qu’est-ce qui est en jeu ?

Certaines fêtes expriment déjà frustration sur politiques financières jugées inhibitrices quant à la croissance économique, notamment envers Rachel Reeves, chancelier actuel, et Kemi Badenoch, déjà critiquée notamment si son parti souffre aujourd’hui face à une performance réelle, y compris des changements liés au Brexit réalisés antérieurement par Farage.